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Seconde consultation publique pour le projet de la Ferme des érables

Une vieille grange

L'ancienne grange sera transformée pour élever des porcs. (archives)

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Joane Bérubé

La seconde consultation publique sur le projet de microporcherie de la Ferme des érables dans le secteur Saint-Luc de Matane n’a attiré qu’un voisin, venu appuyer les propriétaires de la ferme.

Les promoteurs, trois élus municipaux, des cadres de la Ville de Matane et des représentants du ministère de l’Agriculture, du ministère de l’Environnement, de la Santé publique ainsi que de la MRC de la Matanie s’étaient déplacés pour ces audiences qui constituent l’ultime étape avant l’octroi du permis.

La tenue d’audiences publiques est une exigence de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme pour tout élevage porcin au Québec, quel que soit le nombre d’animaux. La réglementation a été mise en place pour contrôler l’implantation de méga-porcheries.

L’élevage de la Ferme des érables comptera une dizaine de truies, ce qui permettrait de produire 250 porcs par année. Une première consultation s'était déroulée en 2019 sur la modification au règlement de zonage nécessaire pour réaliser le projet.

Le projet chemine depuis un an et demi. Au début, on regarde ça, et on se dit que ce ne sera pas si long que ça, et puis il y a toujours des choses qui s’ajoutent, des règlements, c’est sûr que c’est long, commente le copropriétaire de la Ferme, Martin Gauthier, qui espère obtenir son permis avant le printemps.

Aucun des représentants des différents ministères n’a soulevé d’obstacles à la réalisation du projet.

Le maire de Matane, Jérôme Landry, convient qu’il s’agit d’un processus complexe et lourd pour les promoteurs.

Pour M. Landry, ceux qui ont des craintes sur le développement agricole peuvent être rassurés par ce type de consultation qui amène différents intervenants à analyser le projet.

Par contre, ajoute M. Landry, les mesures peuvent aussi constituer un obstacle au développement de projets au moment où des élus du Bas-Saint-Laurent souhaitent augmenter l’autonomie alimentaire de la région. Pour ça, il va vraiment avoir une mécanique qui soit plus adaptée à ces projets-là parce qu’on ne parle pas de méga-porcheries ou d’entreprises qui peuvent générer des résidus ou créer des problématiques environnementales. On parle vraiment de projets à échelle humaine pour notre région, ce que l’on voit, c’est qu’il y aurait sûrement une adaptation à faire sur le plan de la réglementation pour s’assurer que l’on ne fasse pas n’importe quoi, mais qu’on encourage nos producteurs à diversifier et augmenter leur production à l’échelle régionale.

Les citoyens qui veulent s’exprimer sur le projet d’élevage porcin ont jusqu’au 3 mars pour faire part de leurs commentaires à la Ville de Matane.

Le rapport de consultation sera par la suite déposé au conseil municipal qui devra décider s’il accorde ou non le permis.

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