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Une semaine de blocage à Listuguj : l'industrie du camionnage en profite

Des camions lourds.

L'industrie du camionnage profite des barrages ferroviaires qui empêchent le transport de marchandises par trains depuis une dizaine de jours. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le blocage de la voie ferrée à Listuguj, qui dure depuis une semaine, profite aux entreprises de camionnage.

Les manifestants de la communauté micmaque de Listuguj ont érigé un campement sur le chemin de fer en appui aux chefs héréditaires Wet’suwet’en, qui protestent contre la construction d’un gazoduc en Colombie-Britannique.

Un campement temporaire sur la voie ferrée.

Le campement mis en place par les manifestants micmacs de Listuguj.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La Société du chemin de fer de la Gaspésie, incapable de transporter des pales d’éoliennes, du ciment ou des copeaux de bois, évalue ses pertes à plus de 100 000 $ depuis lundi dernier.

Certaines entreprises affectées par les blocages choisissent d’acheminer leur marchandise par la route, au grand bonheur des compagnies de camionnage.

La scierie Temrex, à Nouvelle, qui envoie chaque semaine une trentaine de wagons de copeaux de bois et de bois d’œuvre vers Rivière-du-Loup et les États-Unis, envoie sa marchandise par la route depuis le début du blocage.

L’entreprise de camionnage Philippe Day, aussi située à Nouvelle, a récupéré le contrat et assure le transport des expéditions de Temrex.

C’est environ 40 voyages de plus par semaine. C’est sûr que c’est un surplus d’ouvrage, donc c’est positif, indique le directeur général de l’entreprise, Sébastien Bernard.

Un camion devant une porte de garage appartenant à l'entreprise Philippe Day.

L'entreprise Philippe Day, à Nouvelle, assure le transport de copeaux et de bois d'oeuvre de la scierie Temrex depuis quelques jours.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La pénurie de main-d’œuvre affecte toutefois le camionnage, ce qui n’est pas sans conséquence dans le contexte des blocages sur la voie ferrée.

L’Association du camionnage du Québec (ACQ) prévient que le prix de certains produits pourrait être à la hausse en raison de ce manque de chauffeurs et non parce que le transport par camion coûte plus cher.

Par contre, quand on est en mode d’urgence, peu importe quel moyen de transport que ce serait, quand on demande à une entreprise d’intervenir de façon sporadique qui lui demande d’ajouter des ressources, c’est sûr qu’il y a des coûts associés à ça, note le président-directeur général de l'ACQ, Marc Cadieux.

Marc Cadieux, PDG, Association du camionnage du Québec.

On se trompe de cible, selon l’Association du camionnage du Québec.

Photo : Radio-Canada

La Société du chemin de fer de la Gaspésie ne compte pas demander une injonction pour libérer la voie ferrée, puisque la voie ferrée n’est pas seulement bloquée en Gaspésie, mais un peu partout au pays.

Son président, Éric Dubé, dit remettre le sort du chemin de fer et de ses employés entre les mains du gouvernement fédéral.

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