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Archives

À la défense des baleines, un engagement international

La baleine, une créature qui fascine l'homme depuis toujours, mais dont la survie est menacée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 19 février marque la Journée internationale de la baleine. Une occasion de réfléchir à la survie de ce mammifère marin et à sa protection. Nos archives témoignent de la prise de conscience qui a mené à l’interdiction de leur chasse dans les années 80.

La baleine représente depuis toujours pour les marins un des mythes les plus fantastiques des océans. La réalité est malheureusement bien différente.

Gisèle Lalande

C’est ainsi qu’à l’émission Présent dimanche du 21 juillet 1985, la présentatrice Gisèle Lalande annonce des mesures prises pour éviter l’extinction des grands cétacés.

En Grande-Bretagne, la Commission baleinière internationale a réitéré son intention d’imposer un moratoire de cinq ans sur la chasse commerciale à la baleine.

Les pays chasseurs sont rassemblés dans le lieu symbolique de Bournemouth, sur la côte anglaise, où la chasse à la baleine n’est plus ce qu’elle était.

Plusieurs espèces de baleine se font de plus en plus rares. Et l’industrie baleinière risque fort de ne plus être rentable d’ici quelques années.

C’est ce qu’affirme la représentante française de la Commission internationale des baleines Anne Collet au journaliste Michel Cormier.

Pour les écologistes, la défense de chasser la baleine est le symbole même de la protection de l’environnement dans son ensemble. Une nouvelle relation entre les humains et les mammifères marins est décelée dans cet engagement international.

Une véritable protection politique des cétacés signifie une véritable politique de protection des océans dans l'ensemble pour le bien de toute l'humanité.

Rémi Parmentier, représentant de Greenpeace

Plusieurs pays chasseurs semblent cependant s’engager dans le moratoire essentiellement pour des raisons d’image publique.

Japon, l’URSS et la Norvège, notamment, tentent de contourner la définition de la chasse, alléguant sa pratique traditionnelle, ou encore scientifique.

Découverte, 1er octobre 1995

Autrefois, elles dominaient les mers. Aujourd’hui, leurs souffles sont moins nombreux à trahir leur présence.

Charles Tisseyre

Quelques années plus tard, l’émission Découverte du 1er octobre 1995 fait le point sur la survie des grands cétacés.

L’animateur Charles Tisseyre nous présente le colosse des mers, le plus gros animal de la planète. Il explique que la baleine est encore plus grosse que le plus grand des dinosaures ayant foulé la terre, car l’eau en supporte le poids.

Le journaliste scientifique expose aussi ce qui a causé sa perte : une innovation technologique.

Autrefois, l’homme chassait la baleine au harpon pour sa subsistance et pour le commerce. À partir de la chair, de la graisse et de l’huile, on pouvait se nourrir, mais aussi allumer des lampes, graisser des machines, produire des cosmétiques, et même fabriquer des corsets et des parapluies.

L’invention du canon tire-harpon à tête explosive fait toutefois basculer l’équilibre des espèces. Cette nouvelle arme créée par un Norvégien facilite grandement la chasse, pratiquée dorénavant sur des bateaux à vapeur, bientôt transformés en bateaux-usines.

La baleine bleue, le rorqual commun et la baleine à bosse seront les espèces les plus touchées par ce carnage dans toutes les mers du monde. Leur nombre diminue à un point tel qu’on craint qu’elles soient totalement décimées.

Lorsqu’en 1986, le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine est adopté, 90 % des grandes baleines ont été éliminées. Et l’entente internationale exclut la chasse traditionnelle, chère à plusieurs pays chasseurs depuis des millénaires.

Charles Tisseyre souligne qu’en 1995, grâce à l’observation touristique et scientifique, la baleine est en train de devenir « plus payante vivante que morte ».

Il n’est pas certain que l’homme puisse refaire ce qu’il a défait, conclut-il néanmoins.

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