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10 ans après les Jeux de Vancouver, le quartier du Village olympique est prospère

Une gigantesque sculpture d'oiseau.

« The Bird », qui fait environ 50 fois la taille d'un moineau, est l'une des attractions du village olympique de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Stephanie Mercier

Radio-Canada

Le Village olympique de Vancouver est aujourd’hui un joli quartier, ainsi qu’un endroit cossu où vivre, travailler et passer du temps coûte cher. Or, son avenir a fait l’objet de débats houleux, à l’époque où ce quartier avait plutôt des airs de village fantôme.

En visitant l’ancien village olympique, surtout par une journée ensoleillée quand le front de mer se remplit de personnes qui promènent leur bébé en poussette, on peut facilement oublier que cet endroit, à une époque vide de gens, faisait surtout le plein de controverses.

L’architecte vancouvérois Michael Geller se souvient que les commerces ont repoussé leur ouverture après les Jeux de 2010 parce qu’il n’y avait pas suffisamment de résidents dans le quartier.

On a eu littéralement des centaines d’unités vides, d’où cette image de village fantôme, dit-il. Il n’y avait même pas d’endroit où se rendre pour un simple café.

Darryl Lamb, qui gère le Legacy Liquor Store, a été le premier entrepreneur à ouvrir dans le village en 2011. Il a toujours trouvé exagérée l’image de village fantôme, mais il admet aussi que les films de science-fiction y trouvaient à l’époque des lieux parfaits pour tourner des scènes d’endroits désertés.

Il compte parmi ses premiers clients des acteurs de ces films venus acheter de la bière ou du whisky alors qu’ils étaient encore en costume. Je pouvais voir des extraterrestres un jour et des vampires le lendemain!

Il dit que son commerce a généré des profits tous les mois depuis son ouverture.

Brent Toderian est devenu le planificateur en chef de la Ville de Vancouver en 2006, au moment où Vancouver acceptait une offre de Millenium Properties pour acheter et développer le village des athlètes.

Cela devait être, dit-il, une occasion de créer une toute nouvelle communauté qui établirait de nouvelles normes en matière de développement durable.

Or l’économie mondiale a chaviré, la Ville a dû investir plus que prévu, soit 690 millions de dollars pour assurer que le Village olympique serait construit à temps. Après les Olympiques, le projet a fait faillite.

Mais tout n’était pas perdu. Le promoteur Bob Rennie a par la suite donné un nouveau nom au quartier – devenu The Village on False Creek – et a diminué le prix des condos pour augmenter les ventes.

Des commerces ont suivi, puis des locataires, des propriétaires et, en 2014, la Ville a obtenu du groupe Aquilini 91 millions de dollars pour les intérêts qui lui restaient dans le projet, soit 67 unités, ce qui lui a permis d’effacer sa dette.

Des jeunes femmes travaillent derrière un bar où un client leur commande de la bière.

Le restaurant Tap and Barrel, du Village olympique, est l'un des plus populaires de Vancouver, surtout en été.

Photo : Radio-Canada / CBC

Selon l'administratrice municipale, Penny Ballem, la Ville a fini par faire un surplus de 70 millions de dollars, provenant des revenus des ventes des maisons.

Michael Geller, qui remet ces chiffres en question, estime cependant que Vancouver n’a pas non plus perdu d’argent dans l’aventure.

De nos jours, le Village olympique figure parmi les quartiers les plus populaires, en particulier en été, dit-il.

Brent Toderian estime que toutes les villes peuvent tirer des leçons de ce qui s’est produit dans ce quartier : il faut parfois se montrer patient et regarder comment les choses évoluent avec le temps, dit-il. Franchement, ce quartier s’est transformé en un succès beaucoup plus rapidement que je ne l’aurais cru.

Avec des informations de Jesse Johnston

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