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« Enfin ça avance », dit le maire de La Pocatière sur la transaction Bombardier-Alstom

Pancarte à l'entrée de l'usine Bombardier de La Pocatière, stationnement, usine à l'arrière.

L'usine de Bombardier à La Pocatière (archives)

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Marie-Jeanne Dubreuil

L’annonce de l’acquisition de Bombardier Transport par le géant français Alstom suscite de nombreuses réactions tant au Kamouraska qu'à Québec.

Malgré l'acquisition de la division Transport de la québécoise Bombardier par le géant français Alstom pour un montant de 8,2 milliards de dollars, les incertitudes demeurent sur les activités du géant à La Pocatière.

Le maire, Sylvain Hudon, se réjouit que le dossier bouge et estime que tous les espoirs sont permis en ce qui à trait à l'avenir de l'usine de la communauté.

Je suis bien content. J'espère que [les gens de Bombardier] vont faire un bon descriptif de ce qu'est La Pocatière, ce milieu innovant qu'est le Kamouraska et le Québec, pour le développement de leur entreprise. S'ils ont besoin d'aide pour régler quelques petits détails, on va le faire avec joie.

Sylvain Hudon, maire de La Pocatière

M. Hudon préfère tout de même attendre d'avoir la confirmation de la reconduite des activités de l'usine de sa communauté avant de sabrer le champagne.

Dans un premier temps, il faudrait au moins stabiliser les contrats qu'on a actuellement à terminer. Et si on pouvait ensuite obtenir des contrats québécois, je pense entre autres au [tramway de Québec], parce que l'usine ici a l'expertise là-dedans, note-t-il.

M. Hudon ajoute que c'est une très bonne usine c’est du très bon personnel. Je pense que les domaines d’expertises de Bombardier et de Alstom vont se compléter.

Sylvain Hudon, devant l'usine de Bombardier Transport, à La Pocatière.

Sylvain Hudon, maire de La Pocatière

Photo : Radio-Canada

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Yvon Soucy, qualifie l'entente de porteuse d'un avenir prometteur.

Il rappelle que Bombardier avait des difficultés financières et les dettes importantes de l'entreprise minaient ses perspectives de développement.

Il souhaite que la venue de ce nouveau partenaire permette de redonner une place de choix aux travailleurs de La Pocatière sur le marché mondial.

Si cette transaction-là peut permettre de positionner une fois pour toute l'usine de La Pocatière dans cette opportunité de contrats à venir, ce sera une bonne nouvelle, affirme-t-il.

Inquiétudes au sein du syndicat

Le président du syndicat des employés de Bombardier à La Pocatière, Claude Michaud, garde ses réserves par rapport à la transaction.

Il considère l'achat de la division ferroviaire de Bombardier par le constructeur français Alstom comme une bonne nouvelle, mais s'inquiète du sort des fonds de pension des anciens employés de Bombardier.

On entendait dire, à un moment donné, qu'il y avait un trou de quatre milliards de dollars. Il faudrait savoir comment la transition va se faire entre Alstom et Bombardier, soutient-il.

M. Michaud concède que le rachat de Bombardier Transport permettra d'ouvrir la porte à de nouveaux marchés.

On a toujours offert des trains de qualité et un bon service-client. La Pocatière pourrait peut-être devenir une plaque tournante du libre-échange avec l'Europe, affirme-t-il.

Soulagement au gouvernement

Le gouvernement provincial a salué la confirmation de l'entente entre Bombardier et Alstom par communiqué, lundi.

Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, estime que les employés des usines de La Pocatière et de Saint-Bruno auront un encadrement parental avec leur nouveau propriétaire.

Il souligne qu'Alstom s'est engagée à développer un centre d'excellence en design d’ingénierie qui permettra de mettre en lumière l'expertise du Québec en motorisation électrique et en design industriel pour des trains adaptés au climat nord-américain.

Il a bon espoir que l'usine de La Pocatière bénéficiera de cette transaction.

On sait que l'industrie ferroviaire est plus développée en Europe fondamentalement, indique-t-il. En Amérique du Nord, on se réveille. Plus les contrats vont entrer, plus La Pocatière risque d'avoir une croissance.

Après l’opération, Montréal deviendra le siège des opérations d’Alstom pour les Amériques.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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