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Fermetures des urgences : rassemblements à Caraquet, Grand-Sault et Sainte-Anne-de-Kent

Malgré l'annulation des fermetures d'urgence dimanche soir, les rassemblements qui étaient prévus ont lieu.

Rassemblement devant l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent le 17 février 2020 à Sainte-Anne-de-Kent, au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Des rassemblements ont eu lieu lundi après-midi dans les six communautés du Nouveau-Brunswick qui étaient visées par les fermetures d’urgences qu’avait annoncées le gouvernement Higgs il y a moins d’une semaine.

Des manifestations prévues pour ce lundi férié, le jour de la Famille, au Nouveau-Brunswick, ont été maintenues malgré la volte-face du gouvernement provincial.

En soirée dimanche, le premier ministre Blaine Higgs est revenu sur sa décision initiale et a annulé la fermeture des services d’urgence qui devaient avoir lieu quotidiennement, entre minuit et 8 h, à l’Hôpital de l'Enfant-Jésus RHSJ de Caraquet, l’Hôpital général de Grand-Sault, l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent de Sainte-Anne-de-Kent, le Centre de santé de Sussex, l’Hôpital mémorial de Sackville et l’Hôtel-Dieu de Saint-Joseph à Perth-Andover.

Citoyens rassemblés devant un hôpital.

Rassemblement devant l’Hôpital de l'Enfant-Jésus le 17 février 2020 à Caraquet, au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

À Caraquet, la foule présente au rassemblement semblait dépasser le millier de personnes. Elles ont manifesté devant l’Hôpital de l'Enfant-Jésus vers 14 h avant de défiler au centre-ville et de se réunir pour un second rassemblement et écouter quelques allocutions.

On y a évoqué la « solidarité » de la Péninsule acadienne. Invités à faire entendre d’où ils venaient, les manifestants ont crié le nom de leur communauté pour illustrer qu’ils arrivaient d’un peu partout dans la région, de Shippagan à Tracadie, en passant par Paquetville et Pokemouche.

À l'extérieur et vêtu d'un manteau d'hiver à capuchon de fourrure, le maire donne une entrevue au micro de Radio-Canada.

Kevin Haché, maire de Caraquet, le 17 février 2020

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

C'est la Péninsule qui est ici, s'est exclamé Kevin Haché, le maire de Caraquet. On peut voir que le dossier de la santé, c'est un dossier qui rassemble et que les gens sont prêts à se tenir debout pour garder leurs acquis.

Le maire Haché peinait à se rappeler une telle démonstration d’unité dans la région. Tout le monde, c'est le même but commun, que les hôpitaux dans les milieux ruraux sont importants, a-t-il dit.

Un homme de dos prononce une allocution devant un groupe de manifestants.

Rassemblement le 17 février 2020 à Caraquet, au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le chef de l’opposition à Fredericton, Denis Landry, était présent au rassemblement de Caraquet, tout comme le député Keith Chiasson de Tracadie-Sheila et plusieurs maires de la Péninsule acadienne. Le Dr Hubert Dupuis, président de l’organisme Égalité santé en français, et Robert Melanson, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) s'y trouvaient également.

Des manifestants agitent drapeaux et pancartes derrière un homme arrêté pour donner une entrevue à un journaliste.

Denis Losier, maire de Tracadie, était présent au rassemblement à Caraquet le 17 février 2020.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Rencontré durant la marche qui a suivi le rassemblement initial devant l'hôpital, le maire de Tracadie, Denis Losier, a fait une sortie en règle contre Gilles Lanteigne, le président-directeur général du Réseau de santé Vitalité.

On a une réflexion à avoir, très importante au niveau de notre pdg de la régie. Je pense, tant qu'à moi, [que] son avenir est fini ici. Il devait nous défendre, il l'a pas fait. Bien, je pense que le message est clair aujourd'hui : qu'il quitte ses fonctions!, a lancé M. Losier.

Des marcheurs marchent.

Les marcheurs défilent à Caraquet le 17 février 2020. On y aperçoit entre autres le maire de Caraquet, Kevin Haché, et Louise Blanchard, vice-présidente d'Égalité santé en français.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

La Dre Marie-Claude Bourdages, cheffe de département de l'urgence à Stella-Maris-de-Kent, estime qu'il est important que ces rassemblements devant les hôpitaux aient tout de même lieu, car la population doit selon elle continuer de faire entendre son opinion sur les soins de santé.

Ce fut un choc pour la communauté médicale, affirme la Dre Bourdages, d'avoir vu le gouvernement prendre une décision aussi importante sans avoir consulté au préalable les professionnels de la santé. De visiter les urgences et de rencontrer les gens qui travaillent en première ligne serait maintenant un pas dans la bonne direction, croit-elle.

Groupe de personnes avec des affiches devant l'entrée principale d'un hôpital.

Rassemblement devant l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent le 17 février 2020 à Sainte-Anne-de-Kent, au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Au nom de tous les médecins urgentologues de l'Hôpital Stella-Maris-de-Kent, on est complètement soulagés, dit la Dre Bourdages au sujet du changement de cap de la province. On est heureux que le gouvernement Higgs ait pu entendre la communauté et la population, et comprendre que la nouvelle réforme causait un risque sérieux pour la santé des gens.

On est disponibles. On veut travailler avec [le Réseau de santé] Vitalité et le gouvernement pour essayer de trouver des solutions pour la nouvelle réforme qui seraient sécuritaires pour la population, indique la Dre Bourdages.

On est d’accord qu’il faut des changements, mais on ne croit pas que c’était le changement approprié pour les soins et pour la communauté, renchérit Dre Josée Sirois, médecin de famille à Sainte-Anne-de-Kent.

Groupe de personnes devant un hôpital.

Rassemblement devant l’Hôpital général Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick, le 17 février 2020

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

L’événement de lundi devait prendre davantage les allures d'une démonstration de solidarité pour rappeler à la population que les soins de santé sont très fragiles, affirmait dimanche soir le maire de Caraquet, Kevin Haché.

Selon Roger Doiron, maire de Richibucto, aller de l'avant avec les rassemblements prévus est un moyen de sensibiliser les gens à l'importance d'être toujours vigilants pour préserver les services en santé dans les communautés rurales.

Avec les renseignements de Serge Bouchard, Wildinette Paul et Alix Villeneuve

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