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Diamond Princess : les passagers canadiens en attente d’être évacués

Des passagers portent des masques de protection respiratoire.

Des passagers américains, qui étaient à bord du navire de croisière Diamond Princess, ont choisi de revenir dans un vol nolisé aux États-Unis le 17 février 2020.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Alors que le gouvernement américain a évacué lundi ses 300 ressortissants du navire de croisière Diamond Princess, amarré au port de Yokohama, au Japon, celui du Canada s’apprête à faire de même sous peu.

Dans un courriel envoyé lundi soir aux passagers en quarantaine sur le paquebot, Ottawa confirme avoir affrété un vol nolisé pour rapatrier la plupart des 256 passagers canadiens qui veulent rentrer au pays.

L’appareil est attendu au Japon le 19 février 2020. Le moment du départ sera confirmé une fois que les derniers arrangements auront été effectués avec le gouvernement japonais et la compagnie de croisière. Vous serez avisé 24 heures avant le décollage, indique-t-on.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, avait indiqué sur Twitter lundi soir que l'opération pourrait avoir lieu mardi. Son tweet a cependant été effacé par la suite.

Affaires mondiales Canada a confirmé lundi soir que 32 Canadiens sur le navire ont été affectés à ce jour par le nouveau coronavirus.

Lors d’un point de presse tenu lundi, la ministre de la Santé Patricia Hajdu avait assuré qu'une procédure identique à celle qui avait été suivie lors du rapatriement des Canadiens de Wuhan allait être mise en place.

Mme Hajdu a précisé que les personnes malades n’allaient pas monter à bord de l’avion, principalement parce qu'elles seront trop malades pour voyager.

[Les passagers] seront examinés pendant le vol afin de détecter tout symptôme. S’ils deviennent symptomatiques à bord de l’avion, ils seront isolés dans une zone de l’appareil prévue à cet effet. À l'atterrissage, ils seront examinés une fois de plus, a expliqué la ministre.

Les personnes évacuées seront transportées vers la base militaire de Trenton, en Ontario, où d’autres personnes sont déjà en quarantaine. Elles y seront examinées, puis elles devront aussi se soumettre à une nouvelle période d'isolement de deux semaines, cette fois à Cornwall.

Ceux qui présentent des symptômes de COVID-19 seront plutôt pris en charge par le système de santé japonais. Il y en a une quinzaine, dont un couple de septuagénaires de Gatineau.

D'autres gouvernements, dont l'Australie et l'Italie, ont annoncé vouloir évacuer leurs citoyens. Hong Kong a aussi dit vouloir rapatrier les siens – 330 ressortissants – le plus tôt possible.

Principal foyer de contamination en dehors de la Chine

Le principal foyer de contamination hors de la Chine demeure le Diamond Princess, placé en quarantaine au début de février avec 3711 personnes à bord, qui ont reçu l'ordre de rester dans leur cabine pendant deux semaines, outre de brèves sorties.

Cette période d'isolement doit s'achever mercredi.

De nouveaux tests effectués sur 681 personnes à bord du Diamond Princess ont révélé 88 cas positifs supplémentaires, a confirmé mardi le ministre japonais de la Santé.

Cela porte à 542 le nombre total de cas constatés sur le navire immobilisé près de Yokohama.

Le premier avion d’évacués américains a atterri en Californie dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu'un deuxième se dirigeait vers le Texas. Les rapatriés devront se soumettre à une nouvelle quarantaine de 14 jours, la durée maximale supposée de l'incubation.

Quatorze cas positifs, selon des résultats parvenus en cours d'opération, figurent parmi les 300 Américains évacués, a annoncé le département d'État. Ces personnes ont été isolées des autres passagers dans l'avion.

Parallèlement, au moins 40 Américains infectés à bord sont hospitalisés au Japon, selon Washington.

Environ 350 passagers américains se trouvaient à bord du navire, mais quelques-uns n'ont pas accepté de partir.

Un autocar devant le paquebot Diamond Princess.

Une fois aux États-Unis, les rapatriés devront se plier à une nouvelle quarantaine de 14 jours.

Photo : Getty Images / AFP / Behrouz Mehri

D'autres croisiéristes ont-ils été libérés trop vite?

Ailleurs, une certaine inquiétude se manifeste en ce qui concerne les quelque 2200 passagers et membres d'équipage d'un autre paquebot, le Westerdam.

Ceux-ci ont débarqué vendredi au Cambodge après avoir fait l'objet d'examens médicaux selon lesquels ils n’étaient pas infectés.

Or, une Américaine qui se trouvait sur le Westerdam a été stoppée en Malaisie pendant le week-end et a été déclarée porteuse du virus.

Les autres personnes qui se trouvaient à bord sont désormais éparpillées dans le monde, et les autorités tentent de les retrouver.

Les 271 Canadiens qui étaient à bord ont été invités par les autorités canadiennes à se faire examiner dans les 24 heures et à s'isoler volontairement pendant deux semaines.

Holland America Line, filiale du croisiériste Carnival et propriétaire du MS Westerdam, a expliqué dans un communiqué travailler avec des responsables de plusieurs pays pour retrouver toutes les personnes concernées.

Les passagers qui sont déjà rentrés chez eux seront contactés par leurs autorités sanitaires locales, et des informations complémentaires leur seront communiquées.

Holland America Line, dans un communiqué

La compagnie de croisière a précisé qu'aucun des autres 1454 passagers et 802 employés n'avait déclaré de symptômes.

Cet épisode, qui renforce les craintes de propagation du virus à l'international, pourrait remettre en question les modalités de suivi et de quarantaine des personnes susceptibles d'avoir été exposées à ce virus, puisque cette femme de 83 ans avait dépassé la période présumée d'incubation de 14 jours.

Un homme et une femme qui portent des masques se prennent en photo devant la Cité interdite.

Les impacts de la crise sur le tourisme et l'économie en Asie seront significatifs.

Photo : Getty Images / Nicolas Asfouri/AFP

Le portrait en Chine...

L'épidémie de COVID-19 a déjà fait près de 1900 morts depuis l'apparition de la pneumonie virale en décembre à Wuhan, ont annoncé les autorités chinoises.

Le nombre de contaminations en Chine continentale, a grimpé mardi à 72 300. Ailleurs dans le monde, environ 900 personnes contaminées ont été recensées dans une trentaine de pays et territoires.

Le Parlement chinois envisage un report de sa session plénière, la grand-messe annuelle du régime communiste, a annoncé l'agence Chine nouvelle. Cette session de 10 jours aurait dû s'ouvrir le 5 mars.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit convaincu que l'effort gigantesque consenti par la Chine permettra le recul progressif de la maladie.

... et ailleurs dans le monde

Hors de la Chine continentale, cinq décès ont été enregistrés (un aux Philippines, un à Hong Kong, un au Japon, un en France et un à Taïwan) portant à 1775 le nombre total de personnes ayant succombé au virus dans le monde entier.

Après Singapour, le Japon est le pays le plus touché par l'épidémie en dehors de la Chine. En plus des cas sur le Diamond Princess, les autorités nippones ont répertorié 65 porteurs du coronavirus dans différentes régions du pays.

Le ministre de la Santé, Katsunobu Kato, a averti dimanche que le Japon entrait dans une nouvelle phase de l'infection virale, le pays constatant de jour en jour des cas supplémentaires parmi des personnes ne s'étant pas rendues en Chine et n'ayant pas eu de contact avec des visiteurs en provenance de la Chine.

Il a appelé à éviter les rassemblements et les endroits bondés. En conséquence, les célébrations de l'anniversaire de l'empereur, qui attirent chaque année des milliers de personnes dans le centre de Tokyo, ont été annulées.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, et Reuters

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