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Des organisations peinent à trouver des fournitures médicales à envoyer en Chine

Andi Shi, directeur générale de l'Association des professionnels chinois du Canada (CPAC)

Andi Shi, directeur générale de l'Association des professionnels chinois du Canada (CPAC)

Photo : Fournie par Andi Shi

Radio-Canada

Des organisations sino-canadiennes ont collecté d'importants dons à travers le pays pour aider le personnel médical à soigner les patients atteints du coronavirus en Chine, mais ils ne trouvent plus de fournitures médicales à acheter.

Les dons ont commencé à affluer dès que la nouvelle s'est répandue que des hôpitaux chinois dans la province de Hubei où se trouve Wuhan, le foyer de l'épidémie, manquaient de fournitures de protection de base, comme des masques, des gants et des combinaisons et lunettes de protection.

Mais l'Association des professionnels chinois du Canada (CPAC), l'un des groupes les plus importants à collecter des dons pour l'achat de fournitures se voit désormais forcer de les refuser en raison d'une pénurie.

C'est très frustrant, affirme Andi Shi, le directeur général de CPAC.

Jusqu'à présent son organisation n'a pu acheter que pour 60 000 $ de fournitures médicales. Une organisation de Boston, dans la même situation, a même offert à CPAC les 100 000 $ qu'elle avait rassemblés, mais le groupe a dû refuser l'argent faute de pouvoir le dépenser.

CPAC a réussi à envoyer des fournitures à deux hôpitaux de Wuhan, mais ignore si ça pourra se reproduire de si tôt.

Un home posant devant des piles de boîtes de carton

Une première cargaison de CPAC est arrivée à Wuhan la semaine dernière.

Photo : Fournie par CPAC

Les fournisseurs d'Andi Shi, ont averti son groupe qu'ils ne pourraient plus honorer de commandes.

On nous dit qu'ils ne nous vendront pas, affirme Andi Shi. Ils veulent garder les stocks pour les hôpitaux canadiens.

Pas de surplus à vendre

La porte-parole d'un fournisseur, Medical Pharmacies Group, a écrit que chacun gère ses inventaires pour ses propres besoins en cas d'urgence. Il n'y a pas de surplus, a ajouté Petra Storm.

Andi Shi se demande maintenant si un inventaire formel ne devrait pas être fait afin de s'assurer que les fournisseurs canadiens font tout ce qu'ils peuvent pour aider la Chine à maîtriser l'épidémie.

Al Lo, le PDG canadien et fondateur de la société d'investissement Oasis Global Partners, dit qu'il a cessé de chercher des fournitures au Canada au début du mois.

Nous avons renoncé au Canada en raison de la difficulté que nous avions à nous approvisionner aux États-Unis, où le marché est dix fois plus important, explique-t-il. Notre expérience et notre réalité ont été comme chercher de l'eau dans un désert dans un temps limité.

Al Lo a tourné toute son entreprise vers l'approvisionnement de fournitures médicales en raison de la crise.

Selon lui, la pénurie peut avoir des conséquences graves : Je dirais certainement que ça coûte des vies.

Al Lo a arrêté de chercher des fournitures au Canada au début du mois.

Al Lo a arrêté de chercher des fournitures au Canada au début du mois.

Photo : Fournie par Al Lo

Un système vulnérable?

Pour Al Lo, cette expérience révèle la vulnérabilité de la chaîne d'approvisionnement médicale. Il se demande si le Canada et les États-Unis sont prêts à faire face au cas où une telle épidémie devait survenir sur ce continent.

Tout le monde aujourd'hui, même dans le domaine médical, s'attend à ce que les choses fonctionnent comme avec Amazon. Ils vont sur leur ordinateur, ils passent une commande en ligne et les fournitures arrivent en quelques jours, dit Al Lo, mais le coronavirus montre que le marché va s'effondrer.

Il croit également que puisqu'une grande partie des fournitures médicales sont produites en Chine, cela pourrait rendre le Canada vulnérable en cas d'urgence. Peut-être que ce pays devrait envisager d'évaluer officiellement les quantités qu'il devrait stocker, dit-il.

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