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Festival du Voyageur : une expérience culinaire à travers les sens

Le chef Steve Watson dispose des ingrédients sur une planche de bois.

Pour Steve Watson, cet événement permet de faire découvrir un nouveau pan de la culture métisse qui est parfois méconnu.

Photo : Radio-Canada / Amelie David

Radio-Canada

Sept plats confectionnés par quatre chefs motivés par l’amour de leur culture et de la nourriture : c’est l'une des nouvelles offres du Festival du Voyageur cette année. L’organisme s’allie avec le collectif Ishkode Cuisine Pop-Up pour proposer une expérience gastronomique métisse.

Des craquants de bannique ronds et légèrement dorés, sur lesquels le chef Steve Watson et la sous-chef Cheryl Anderson viennent déposer du poisson blanc, fumé et parsemé de grains de poivre.

Sur le dessus, les artistes culinaires ajoutent une purée de pois verts. De fins germes de soja viennent compléter ce tableau coloré appétissant.

C’est la première entrée du souper de sept plats que les chefs réalisent pour l’expérience gastronomique métisse proposée cette année au Festival du Voyageur, avec le collectif Ishkode Indigenous Cuisine Pop-Up.

Le menu est servi à une vingtaine de convives dans la galerie d’art de la Maison des artistes. S’il vous plaît, gardez vos couverts entre chaque plat !, prévient un des organisateurs, Noel Bernier.

Gros plan sur les bouchées déposées sur le comptoir d'une cuisine éclairée.

Le premier plat de Steve Watson se compose de poisson blanc, de purée de pois et de petites galettes de pain bannique, un pain traditionnel autochtone.

Photo : Radio-Canada / Amelie David

Attablés autour d'une large table drapée de nappes blanches, assis bien en face de leur assiette, les participants sont prêts à embarquer pour ce voyage gustatif.

Mets traditionnels et méthodes modernes

Un voyage dans le temps, d’abord, un voyage à travers les saveurs, ensuite : l’expérience s’inscrit dans la découverte d’un pan de la culture métisse et allie mets traditionnels et méthodes modernes.

Une chef dispose des ingrédients sur des planches de bois.

Cheryl Anderson aime travailler les produits de son enfance.

Photo : Radio-Canada / Amelie David

Je prends du plaisir à réaliser ce plat, avoue timidement Cheryl Anderson, en arrangeant les petits morceaux de poisson effrités.

J’ai grandi en voyant mes parents et mes grands-parents réaliser ce plat. C’est avec eux que j’ai appris à cuisiner.

Cheryl Anderson, sous-chef

À ses côtés, Steve Watson analyse une dernière fois la disposition de cette entrée en matière qui sera servie sur de larges planches en bois. Le chef cuisinier, qui officie depuis plus de 20 ans, se réjouit d’être le guide culinaire de cette soirée.

J’aime toute l’idée de Ishkode avec la cuisine des Premières Nations. Nous essayons de retrouver ce que nous avons perdu, ce qui nous été pris pendant la colonisation. Donc, nous essayons de le retrouver ici, mais aussi de célébrer les bonnes choses, comme la culture métisse, dépeint Steve Watson, qui enseigne par ailleurs la cuisine au Commonwealth College.

Pour ce dernier, la culture métisse est née d’un brassage de plusieurs cultures. Le but est donc de faire ressortir ce mélange des sens en cuisine.

Plus de possibilités

Steve Watson exulte : le chef sait ainsi qu’il peut se permettre plus de folies, au contraire des autres événements auxquels il a participé, dont le thème était la cuisine autochtone avant l’arrivée des colons.

Ce soir, nous pouvons utiliser plein de différents ingrédients. Je peux mettre du porc, des produits laitiers avec du riz sauvage. Nous pouvons aller un peu plus loin que si nous devions nous borner seulement à un repas traditionnel, avec des ingrédients traditionnels. C’est toute la culture métisse que nous célébrons!

Blaine Constant jouant du violon.

Le musicien Blaine Constant a accompagné le repas des convives.

Photo : Radio-Canada / Amelie David

Steve Watson se réjouit de prendre part à cette collaboration entre le collectif Ishkode et le Festival du Voyageur.

Pour lui, cette initiative démontre l’engouement qui se crée autour de la cuisine traditionnelle autochtone. J’espère que l’équipe appréciera ce que nous faisons et que cela pourra donner naissance à d’autres partenariats, peut-être avec d’autres organismes, souligne le chef.

Il espère aussi que tous les participants embarqueront dans sa vision des choses et que de plus en plus de personnes, curieux comme chefs, prendront part à l'expérience offerte par Ishkode.

Steve Watson ajoute : de nombreuses cultures ont bénéficié de centaines, voire de milliers d'années pour se développer et développer leur cuisine. Les Autochtones ici n'en ont pas eu l'occasion. Mais que serait-il arrivé s'ils l'avaient eu? À quoi ressemblerait la cuisine maintenant? C'est ce à quoi nous nous intéressons.

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