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La pâtisserie Macarons et Madeleines ferme ses portes

Une file de clients devant une pâtisserie en hiver.

Beaucoup de clients fidèles de la pâtisserie Macarons et Madeleines se sont rendus sur place le 16 février 2020, dernière journée d'activité du petit commerce.

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Dominique Degré

Après neuf ans d’activité, la pâtisserie Macarons et Madeleines dans l’ouest d’Ottawa doit fermer ses portes. Les propriétaires ne pouvaient plus composer avec des coûts d’exploitation trop élevés et une main-d’œuvre trop rare.

Les fourneaux de la pâtisserie fonctionnaient à plein régime, dimanche, même si c’était la dernière journée d’activité de Macarons et Madeleines.

Les clients, aussi bien des habitués que des curieux, étaient nombreux à faire la file et à s’entasser dans la petite échoppe de la rue Wellington Ouest.

On était énormément surpris parce qu’il y avait des gens qui étaient en ligne à partir de 7 h 30 ce matin avant même que la plupart de nos employés arrivent. C’était vraiment motivant, a noté le copropriétaire Stéphan Éthier, qui a juré dans le passé que jamais il ne lancerait en affaires.

Trois heures plus tard, toute la marchandise s’était envolée.

On a vendu plus dans les dernières heures que dans les dernières semaines alors c’est vraiment touchant.

Stéphan Éthier, copropriétaire de Macarons et Madeleines

La fin d’une institution

C’était un moment riche en émotions pour les clients de longue date de la petite entreprise, venus se procurer des viennoiseries, un café ou autre petite douceur pour une dernière fois.

C’est tellement triste. Ça va tellement nous manquer, des croissants exceptionnels, des pains au chocolat que les enfants adorent, a déploré Rodney Neufeld, un client fidèle depuis plusieurs années.

On était absents l’année dernière, on était à l’étranger… et en retournant ici [à la pâtisserie], c’était comme retourner chez nous.

Rodney Neufeld, client de Macarons et Madeleines

Plusieurs clients rencontrés sur place ont relaté que ce ne sont pas que les pâtisseries de Macarons et Madeleines qui expliquent leur fidélité. Les propriétaires y sont aussi pour quelque chose.

Ils sont très gentils, ils sont très sympathiques, a souligné par exemple Kerry Graham, venue de Montréal pour l’occasion. Quand j’ai habité ici à Ottawa, je les ai rencontrés il y a huit ans quand ils ont commencé dans leur maison. Ça fait longtemps que je suis cliente.

Dépenses trop élevées, personnel trop peu nombreux

Stéphan Éthier et Julie Pinard en entrevue dans une pâtisserie.

Stéphan Éthier (à gauche) et Julie Pinard (à droite) ont mis sur pied Macarons et Madeleines depuis leur cuisine à domicile en 2011.

Photo : Radio-Canada

Si les clients sont au rendez-vous, les profits, eux, ne l’étaient pas. On a été incroyablement chanceux. On n’a jamais eu trop de déficits, mais c’est pour dire, a reconnu M. Éthier.

Après neuf ans de travail, on n’a toujours pas eu notre premier chèque de paye.

Stéphan Éthier, copropriétaire de Macarons et madeleines

La charge de travail était également devenue trop importante à la longue, a expliqué quant à elle Julie Pinard, la partenaire de Stéphan Éthier. Ça prend du poids sur le corps et l’âme, a-t-elle reconnu, surtout parce qu’elle et son mari ne parvenaient pas à trouver de nouveaux employés pour prendre le relais.

À ce facteur humain s’ajoute également le coût du loyer qui a augmenté de façon incroyable depuis que Stéphan et Julie ont sorti leur entreprise de leur cuisine en 2014.

Pour nous, c’était devenu assez difficile. Il aurait fallu être plus “commercial” si on veut, et ça, ce n’était pas une ambition pour nous, a insisté Stéphan Éthier, pour qui la qualité devait primer sur la quantité de pâtisseries.

Julie compte se consacrer à son emploi à temps plein comme associée de recherche clinique, poste qu’elle continuait d’occuper en plus de ses fonctions à la pâtisserie. Stéphan, lui, ne sait pas encore ce que l’avenir lui réserve au plan professionnel.

S’il laisse derrière lui le métier de pâtissier — du moins pour le moment —, il ne rompra pas tous les liens avec ce chapitre de sa vie, car il espère pouvoir développer des amitiés avec tous les clients qu’on a eus au fil des années.

Avec les informations de Roxane Léouzon

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