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Plusieurs centaines de kilomètres par semaine sur la route pour jouer au hockey

Des joueurs de hockey sur une glace extérieure

Les joueurs de l'équipe Atome B Desjardins pratiquent sur la glace extérieure de la communauté de Winneway.

Photo : Radio-Canada / gracieuseté

Tanya Neveu

Parcourir des centaines de kilomètres chaque semaine pour pratiquer le hockey, c’est ce que font une dizaine de jeunes de la communauté algonquine de Winneway. Jeudi dernier, l'inverse s'est produit quand l’équipe Atome B s’est rendue dans la Première Nation de Long Point.

Des jeunes hockeyeurs de Winneway doivent se rendre au centre du Témiscamingue deux fois par semaine pour pratiquer leur sport avec les équipes de l’Association du hockey mineur du Témiscamingue. À cela s’ajoutent les parties et les tournois qui occupent presque tous les week-ends.

Chase Koostachin pratique le hockey depuis qu’il a 4 ans. Il fait au minimum 5 heures de route par semaine pour se rendre à ses pratiques, ce qui ne semble toutefois par trop l’ennuyer.

Des joueurs de hockey autochtones

Chase Koostachin et Carlos Mathias, deux jeunes de Winneway, font des centaines de kilomètres par semaine pour pratiquer leur sport, le hockey.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

C’est le fun, j’écoute de la musique, lance-t-il.

Si lui écoute de la musique, sa mère, Pamela Pichette Polson, affirme que cette réalité amène quelques inconvénients. En moins de 2 ans, son véhicule a atteint les 100 000 kilomètres au compteur. La passion de son fils représente donc temps et argent.

C’est l’essence, c’est le souper aussi. On soupe dans le véhicule quand on y va. Des fois c’est aussi difficile parce qu’il y a la fatigue. Mais ici, dans la communauté, on est habitué de voyager. Ça fait partie de notre environnement, explique-t-elle.

Malgré tout, tant et aussi longtemps que son fils voudra jouer au hockey, elle le suivra dans cette aventure.

Quand l’inverse se produit

Jeudi dernier, soir de pratique, l’équipe Atome B s’est rendue dans la Première Nation de Long Point.Toute la communauté de Winneway s’est mobilisée pour accueillir l’équipe dont font partie deux de ses membres; Chase et Carlos.

Un groupe d'enfants et d'adultes sont regroupés ensemble dans un chalet intérieur.

Les jeunes joueurs de l'équipe d'Atome B avec leurs parents et les organisateurs de la rencontre à Winneway.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Devant plus d’une vingtaine de partisans, à moins 32 degrés C, les jeunes ont pratiqué sur une patinoire extérieure, adjacente à l’école. Le gymnase a été transformé en cabane à patinoire et un feu de foyer réchauffait les mains gelées. Un repas traditionnel a aussi été servi aux jeunes et leurs familles.

Pour la plupart des jeunes et leurs parents venus du centre du Témiscamingue, il s'agissait d'une première visite à Winneway.

C’est le fun de venir à Winneway pour jouer au hockey, même s’il fait frette, lance Léa-Rose Boucher, défenseure pour l’équipe Atome B.

Elle réalise le trajet que doivent parcourir ses coéquipiers chaque semaine.

C’est long juste pour venir faire une heure de hockey. Après ça, ils se couchent tard et doivent se lever tôt car ils ont de l’école le lendemain matin. Ils doivent être fatigués pour le reste de la semaine. Et puis après, ce n’est pas tout, on a des games. C’est beaucoup, ajoute-t-elle.

Pour l’entraîneur de l’équipe, Jean-François Lacroix, il s’agit d’une belle façon de démontrer aux jeunes tous les compromis que doivent faire leurs coéquipiers autochtones.

Au-delà de la performance, le plus beau ce soir c’était de les voir avec les patins, une glace extérieure, être tous ensemble, en équipe, sans compétition. Je pense que le hockey, ça devrait être plus ça, croit-il.

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Abitibi–Témiscamingue

Hockey