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Le ministre de la Santé suggère d'augmenter le nombre d'ambulanciers paramédicaux

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Ambulances ds parking de L’hôpital Georges-L.-Dumont

Photo : Radio-Canada / Rene Godin

Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick soutient que la province veut faire appel à davantage de personnel paramédical spécialisé dans les soins avancés, à la suite de la restructuration des six hôpitaux ruraux annoncée cette semaine par les réseaux de santé provinciaux.

« Les ambulanciers paramédicaux font partie de l'évolution continue et progressive de la situation ici », déclare Ted Flemming.

L'annonce récente de la province,qui veut réduire les services d'urgence de nuit dans six hôpitaux, a déclenché une vague d'anxiété et de colère de la part des résidents, soucieux d'accéder rapidement aux soins d'urgence.

De gauche à droite : Karen McGrath, présidente-directrice générale du Réseau de santé Horizon, Hugh Flemming, ministre de la Santé et Gilles Lanteigne, PDG de Vitalité.

Les urgences des hôpitaux de Caraquet, Grand-Sault, Sainte-Anne-de-Kent, Perth-Andover, Sackville et Sussex seront fermées, la nuit, entre 24 h et 8 h.

Photo :  Facebook / Réseau de santé Vitalité

Ces fermetures nocturnes, qui vont être mises en place le 11 mars prochain, inquiètent également de nombreux députés, y compris le chef de l'Alliance des Gens du Nouveau-Brunswick.

En studio pour l’émission spéciale politique de CBC New Brunswick, Kris Austin, de l’Alliance des Gens du Nouveau-Brunswick, s'est dit préoccupé par la distance créée entre certains résidents et les services d’urgence les plus près.

Kris Austin en mêlée de presse devant des drapeaux du Nouveau-Brunswick et du Canada.

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, le 14 février 2020.

Photo : Radio-Canada

M. Austin, qui s’est beaucoup impliqué dans le dossier des ambulanciers de la province, s'interroge sur l'impact de cette distance supplémentaire pour les travailleurs paramédicaux, « déjà mis à rude épreuve. »

Il souhaite que la province engage davantage de personnel paramédical spécialisé dans les soins avancés - « des salles d'urgence sur roues », comme il l’exprime. Kris Austin souhaite aussi qu’on augmente le nombre de personnels paramédicaux dans les zones touchées par ces fermetures de nuit.

La province compte en ce moment 70 ambulanciers de soins primaires qui ont reçu une formation en soins avancés, mais ils ne sont pas en mesure d'utiliser toutes leurs compétences.

Deux ambulanciers paramédicaux devant une civière.

Les ambulanciers paramédicaux se retrouvent souvent à attendre avec les patients à l'urgence plutôt que de répondre à de nouveaux appels.

Photo : Radio-Canada

« C'est absolument ridicule [la situation des ambulanciers], même sans cette annonce, mais [surtout] quand on y ajoute cette annonce », indique Kris Austin.

« Si vous allez fermer ces salles d'urgence, vous devez vous assurer que les ambulanciers vont arriver non pas 45 minutes plus tard, mais dans un délai raisonnable. »

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Ted Flemming, qui participait aussi à l’émission de CBC New Brunswick, s’est engagé dans la même voie que M. Austin quant à la question des soins ambulanciers.

Hugh Flemming répond à une question à la sortie de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick le 22 mars 2019.

Hugh Flemming, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

« Ils doivent s'exercer dans leur domaine de compétence. Nous sommes en train de le faire maintenant et de faire la transition dans ce cadre », indique le ministre.

Les changements sont « inacceptables », selon les libéraux

« Inacceptable », « malhonnête » et « ridicule » étaient parmi les termes utilisés par les députés de l'opposition qui critiquaient le gouvernement provincial et la réponse des deux réseaux de santé à la pénurie de médecins et d'infirmières.

Le député libéral Jean-Claude D'Amours, d’Edmundston-Madawaska, soutient quant à lui que les réductions de service étaient « inacceptables » et mettaient la vie des gens en danger.

Il croit que c'est une chose que l'opposition soit critique, mais il y a « des médecins qui disent que cela n'a aucun sens, même ceux qui vivent dans ces régions ».

Portrait de Jean-Claude d'Amours.

Jean-Claude d'Amours, député d'Edmundston-Madawaska.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le député réitère que la province doit faire un meilleur travail de formation et de rétention des professionnels de la santé.

Mais lorsqu'on lui a demandé comment les libéraux allaient aborder la question, M. D'Amours a été vague sur les détails, disant que les libéraux garderaient les urgences ouvertes et embaucheraient plus d'infirmières praticiennes (ce que les conservateurs sont déjà en train de faire).

M. Flemming souligne qu'il n'est pas surpris par la réaction négative de plusieurs face à cette réforme. Il rappelle également que 120 lits dans les hôpitaux seront convertis en lits de soins de longue durée.

Mais cette décision a suscité des protestations et des conflits politiques - même au sein du parti progressiste-conservateur au pouvoir - des conflits qui pourraient conduire à des élections plus rapides que prévu.

Robert Gauvin debout et fait le signe de la paix.

Robert Gauvin a annoncé sa décision : il quitte le caucus conservateur et devient député indépendant.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Selon M. Flemming, ces changements sont tout de même « une nécessité ». « Vous ne pouvez pas rétablir un manque de personnel, un manque de ressources humaines », dit-il lors de l’émission.

Manque de personnel

Selon M. Fleming, 35 % des médecins et 40 % des infirmières et des techniciens de laboratoire atteindront l'âge de la retraite dans les cinq prochaines années. Le manque de personnel a entraîné 23 interruptions de service dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick l'année dernière.

Il a été annoncé jeudi qu'une pénurie de médecins avait forcé la fermeture de la salle d'urgence du Sackville Memorial Hospital de 16 heures vendredi à 8 heures samedi.

Manifestation devant l'Hôpital mémorial de Sackville, au Nouveau-Brunswick, le 13 février 2020.

Manifestation devant l'Hôpital mémorial de Sackville, au Nouveau-Brunswick, le 13 février 2020.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Cette nouvelle réforme de la Santé, qui débute le 11 mars, est une tentative pour faire face aux pénuries de personnel qui affectent le système de santé provincial.

La fermeture des salles d'urgence de minuit à 8 heures permettra aux médecins et aux nouvelles infirmières praticiennes de voir plus de patients dans la journée, aux dires de la province.

Les urgences touchées ont reçu en moyenne cinq visites par nuit, et la plupart d'entre elles n'étaient pas des urgences, selon ce que rapportent les deux autorités sanitaires.

Avec les informations de CBC

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