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À Saskatoon, le Festival Kona fait rayonner la culture autochtone

Le Festival Kona fait rayonner la culture autochtone

Photo : Radio-Canada

Alexis Lalemant

Le parc historique Wanuskewin de Saskatoon a organisé samedi la troisième édition de son Festival Kona dont le nom évoque l’hiver en langue sioux de Dakota. Les visiteurs ont pu participer à des activités hivernales sous le prisme de la culture autochtone.

Malgré un froid avoisinant les -20 degrés Celsius, presque 2000 personnes étaient attendues par les organisateurs de l’événement qui offre une occasion d'admirer et d'apprendre les rudiments de la culture autochtone.

Un homme adossé à un bison empaillé

Après 150 ans, les bisons ont été réintroduits au parc Wanuskewin en janvier 2020

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalemant

Le Festival Kona se prête particulièrement à l’éducation des jeunes et des moins jeunes. Les visiteurs viennent souvent en famille, à l’image de Logan Maze, un habitant de Saskatoon qui s’est rendu au parc en compagnie de ses nièces et de ses neveux.

Selon lui, le festival permet d’apprendre aux enfants à « respecter les animaux, respecter la terre et la nature. Je pense que c'est une chose vraiment importante pour les enfants. Je voudrais qu'ils grandissent avec, en ayant du respect pour les terres  ».


Un homme mettant ses raquettes au pied auprès d'un feu de bois

Des balades en raquettes étaient organisées lors du festival.

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalemant

Parmi la douzaine d’activités proposées aux visiteurs, le parc Wanuskewin a mis en place un itinéraire à suivre dans la petite vallée du site. Ce trajet a permis aux curieux de s’adonner à de la marche en raquettes. Une façon de montrer aux visiteurs l’une des différentes manières de pouvoir marcher dans des grandes quantités de neige, dans les pas des autochtones présents en Saskatchewan depuis des centaines d’années.


Deux danseurs autochtones en habits traditionnels

TJ Warren et Laryn Oakes, danseurs autochtones.

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalemant

De nombreux danseurs autochtones se sont aussi réunis à l’occasion du Festival Kona.

C’était le cas de T.J Warren, de la Première Nation Dené et de sa comparse Laryn Oakes de la Nation Cri des plaines Nekaneet. Sur scène, T.J Warren a pu effectuer la danse du poulet des Prairies des nations canadiennes, une danse traditionnelle populaire des pow-wow d'Amérique du Nord.

Selon lui, « chaque fois que nous dansons, nous essayons d'éduquer les gens sur nos modes de vie, afin qu'ils puissent trouver des similitudes et, comme vous le savez, être en mesure d'établir des liens de cette manière. Nous nous réunissons pour célébrer, mais aussi pour raviver toutes les relations et en créer de nouvelles ».


Un traîneau avec une personne dedans, un musher et des chiens partant sur le tracé de la balade

Les chiens de traineaux à l'oeuvre au parc Wanuskewin

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalemant

Il y avait également une promenade en chiens de traîneaux qui a suscité l’excitation des visiteurs. En dépit du froid mordant, des dizaines de badauds ont attendu patiemment leur tour près d’un feu de bois afin d'effectuer le tracé dans la neige du parc. Accompagnés d’un pilote d'attelage, les visiteurs ont eu l’occasion de vivre l’expérience des peuples autochtones au travers de ce moyen de transport vieux de plusieurs milliers d’années.


Une femme préparant une broche avec de la pâte dessus pour la cuire

Le pain bannock est cuit pendant une quinzaine de minutes sur le feu de bois

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalemant

La nourriture, si importante dans la culture autochtone, n’a pas été omise au festival, notamment avec la possibilité de déguster du pain bannock. Produit à base de farine, de sucre et d’huile, ce type de pain facile à faire est dégusté depuis « des centaines d’années au Canada » selon Katie Willie, interprète archéologique au parc.

Le festival riche en activités a pour but de gravir les échelons de la reconnaissance culturelle. L’objectif du parc historique Wanuskewin est d’intégrer le patrimoine mondial de l’UNESCO, à l’horizon 2023. « Je suis confiante pour cela, s’exclame Katie. Ce n’est pas à nous de décider, car c’est un organisme international, mais oui c’est réalisable  ».

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