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Le blocage ferroviaire inquiète des entreprises de la région

Marc Bourdon, propriétaire de l'entreprise Bourdon Feed and Grain à Maxville, pose face à la caméra devant sa ferme.

Marc Bourdon, propriétaire d'une entreprise agricole à Maxville, craint pour ses réserves de propane. Ce carburant est essentiel pour chauffer ses installations d'élevage de poulets, en plein hiver.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au troisième jour du blocage des voies ferrées par des communautés autochtones près de Belleville en Ontario, plusieurs agriculteurs et entrepreneurs d’Ottawa-Gatineau et de l’est ontarien se disent inquiets. Ils craignent notamment une pénurie de propane et de grosses difficultés d’approvisionnement.

Les trains de marchandises du Canadien National (CN) ne circulent plus dans l'est du pays depuis jeudi et plusieurs secteurs de l'économie canadienne disent déjà souffrir des effets de cette paralysie ferroviaire. Ils craignent de revivre les effets de la grève du CN menée à l’automne dernier.

C’est le cas des agriculteurs. Ils sont nombreux à dépendre du propane pour chauffer leurs installations. Beaucoup de propane est acheminé par le chemin de fer afin de chauffer nos fermes. Dans les élevages de poulet, c’est pratiquement tout au propane, indique Marc Bourdon, propriétaire de l'entreprise Bourdon Feed and Grain à Maxville, dans l’est ontarien.

A l'entrée de l'entreprise agricole Bourdon Feed and Grain à Maxville, un panneau avec le nom de l'entreprise.

Dans cette entreprise agricole de l'est ontarien, on souhaite pas revivre la situation de l'automne 2019. Le CN était resté en grève pendant une semaine avant que le transport ferroviaire reprenne.

Photo : Radio-Canada

Pour l’instant, l’éleveur n’est pas encore à court de propane, mais ses réserves baissent et la situation pourrait devenir problématique si le barrage persiste.

C’est une question de bien-être animal. Si on n’a pas de chauffage, les animaux vont mourir.

Marc Bourdon, propriétaire de l'entreprise Bourdon Feed and Grain à Maxville.

Il précise que le manque de propane n’est pas la seule inquiétude. Beaucoup de produits indispensables à l’élevage, comme le soja, le maïs et les grains, sont transportés par le chemin de fer.

C’est vraiment inquiétant, il faut que ça se règle cette semaine. Et ça ne concerne pas simplement les fermes, cela finira par toucher les résidences également, ajoute Marc Bourdon.

Les livreurs de propane demandent une action rapide

Dans un communiqué publié vendredi, l’Association canadienne du propane demande au gouvernement fédéral et aux provinces d’agir immédiatement afin de lever les blocus.

L'approvisionnement en propane deviendrait critique dans les Prairies et dans l’est du Canada. Le communiqué cite un rapport de 2008 : Environ 60 % de tous les ménages au Canada qui utilisent le propane comme principal combustible de chauffage sont en Ontario, au Québec et dans le Canada atlantique; ils sont tous touchés par les blocus.

Tourisme, hôtellerie : un impact en chaîne

Et le monde agricole n’est pas le seul à exprimer ses craintes. Selon le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA), plusieurs pans de l'économie risquent d'être touchés.

Lize Sarazin, la directrice générale du regroupement des gens d'affaire de la capitale nationale, pose face à la caméra.

Lise Sarazin, la directrice générale du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale, estime que le blocage du rail pourrait impacter l'économie de la région.

Photo : Radio-Canada

Les entreprises commencent à se mobiliser et à réfléchir à ce qu'elles vont faire si le blocage n'est pas arrêté bientôt, explique Lise Sarazin, directrice générale du RGA.

Mme Sarazin pointe aussi l'impact du blocage ferroviaire sur le transport de passagers dans la région. Le Regroupement craint les répercussions sur les événements et rencontres d’affaires organisées dans la région d’Ottawa-Gatineau. Quand une personne vient d’une autre ville, de l’argent est investi en restauration, en hôtellerie, en transports en taxi. Ça équivaut à des milliers de dollars chaque jour, précise Mme Sarazin.

La communauté d’affaires de la région est en discussion avec les ministres et députés provinciaux et fédéraux. Elle demande que le blocage, qu’elle estime illégal, soit arrêté le plus rapidement possible.

Avec les informations de Denis Babin et Mama Afou

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