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Impasse entre le gouvernement Kenney et les médecins albertains

Tyler Shandro devant la législature à Edmonton

Le ministre de la Santé de l'Alberta, Tyler Shandro, soutient vouloir utiliser l'argent économisé pour financer d'autres soins de santé.

Photo : Radio-Canada / Trevor Wilson

Radio-Canada

La tentative de négociation d’une nouvelle entente-cadre entre les médecins et l’Alberta échoue à l’issue d’un processus de médiation considéré comme « sans succès » par le gouvernement.

Malgré l’impasse, la province soutient « dépenser plus que jamais en santé », mais ajoute qu’il lui faut « maintenir les niveaux de dépenses [salariales] actuels pour les médecins afin d’assurer la viabilité du système de santé », explique par communiqué le ministre de la Santé Tyler Shandro.

La tentative de médiation visait à négocier un accord entre l’Association des médecins de l’Alberta et la province avant l’échéance de l’entente-cadre actuelle, à la fin du mois de mars.

Cet accord encadre les relations entre les médecins et le gouvernement, en ce qui concerne tant les conditions de travail en général que la rémunération. Le gouvernement dit maintenant vouloir prendre le temps d’évaluer « toutes ses options ».

La province ajoute vouloir limiter la rémunération des médecins afin de réinvestir l’argent économisé dans la réduction des temps d’attente en chirurgie, s’attaquer aux problèmes de dépendance et de santé mentale et investir dans les soins de longue durée.

La rémunération totale actuelle des médecins est évaluée à 5,3 milliards de dollars par année.

Des médecins se disent déçus

Dans une déclaration, la présidente de l’Association des médecins de l’Alberta, la Dre Christine Molnar, se dit déçue de l’échec des négociations.

« Les médecins avaient entre autres offert d’importantes économies à court terme, mais notre offre a été rejetée », déplore-t-elle.

Tout en confirmant la fin du processus de médiation, l’association dit rester ouverte à la négociation.

Parmi les points en litige se trouve une modification à la durée minimale d’une consultation avant qu’un médecin puisse facturer des honoraires supplémentaires.

L’une des raisons pouvant expliquer la brièveté des négociations est l’attitude du gouvernement, selon la professeure Lorian Hardcastle, de l’Université de Calgary. « Je crois que ce gouvernement a utilisé une stratégie très agressive », explique-t-elle.

Les conservateurs unis « ont très rapidement fait des coupes en santé depuis leur, donc je ne suis pas surprise de ce résultat ».

Selon elle, il est toutefois possible que les deux parties s’entendent pour reprendre les négociations « parce que le gouvernement ne veut sûrement pas se passer d’accord ».

Avec les informations de Jennifer Lee et de la Presse canadienne

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