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Le SPO a testé un logiciel de reconnaissance faciale, mais affirme ne pas l’utiliser

Le visage d'un homme est scanné par un ordinateur.

Le Service de police d'Ottawa dit qu'il va consulter la communauté si jamais il veut utiliser la reconnaissance faciale (archives).

Photo : Getty Images

CBC

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a testé un système de reconnaissance faciale, mais il soutient ne pas l’avoir utilisé. Il ne compte pas non plus l'implanter sans consulter la communauté.

Le chef de police adjoint Steve Bell a confirmé que le SPO a mené un projet pilote de trois mois en mars 2019 avec l’application NeoFace Reveal.

Le but était d’examiner l’efficacité des technologies de reconnaissance faciale comme outil dans les enquêtes criminelles et, plus particulièrement, de voir comment elle pourrait faire avancer une enquête, a écrit M. Bell dans un courriel à CBC. Nous n’utilisons pas présentement cette technologie, a-t-il ajouté.

Cette explication a été fournie après que la police de Toronto a confirmé avoir recours à l'application Clearview AI, qui suscite la controverse. Cet outil analyse des milliards d’images sur Internet. Grâce à une seule photo, il peut trouver des informations sur des personnes comme leur nom, leur adresse, leur numéro de téléphone et leur emploi.

Une enquête du New York Times a révélé que ce logiciel utilise 3 milliards de photos de réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Toutes ces images ont ensuite été compilées dans une base de données à laquelle plus 600 services de police dans le monde ont accès.

Sans avertissement ni consentement

Ann Cavoukian, une ancienne commissaire à la vie privée de l’Ontario, était sous le choc en apprenant que la police torontoise utilisait Clearview AI. Clearview AI a récolté 3,9 milliards d’images de visages, sans avertissement ni consentement, a-t-elle dénoncé. D’après elle, l’un des plus grands dangers est la fiabilité de ces logiciels, car il peut y avoir des erreurs d’identification.

La Police provinciale de l’Ontario a dit qu’elle utilisait la reconnaissance faciale, sans toutefois spécifier quel outil exactement. La Gendarmerie royale du Canada a elle aussi refusé de dire quelle application elle utilisait.

Le SPO ne compte pas inclure NeoFace Reveal à son arsenal, du moins pour le moment. Il n’y a pas d’échéancier pour l’acquisition et l’implantation de technologie de reconnaissance facile, a expliqué M. Bell, vendredi.

Avant d’introduire officiellement cette technologie un jour, M. Bell a indiqué que le SPO va consulter la communauté pour s’assurer du respect de la vie privée et des droits de la personne.

Qui plus est, toute nouvelle technologie serait mise à l’essai en laboratoire avant d’être utilisée afin de déterminer les meilleures lignes directrices pour encadrer son utilisation.

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