•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une famille s’inquiète de la survie de son fils si les urgences ferment la nuit

Owen Bornemann, 5 ans.

Des parents de Sackville, au Nouveau-Brunswick, s’inquiètent des fermetures nocturnes des salles d’urgence.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Des parents de Sackville, au Nouveau-Brunswick, s’inquiètent des fermetures nocturnes des salles d’urgence : leur fils de cinq ans pourrait mourir s’ils doivent conduire à Amherst, en Nouvelle-Écosse.

Les minutes comptent pour les allergies alimentaires d'Owen Bornemann, cinq ans, des allergies qui mettent sa vie en danger.

Owen Bornemann, le fils de Laura Noel, âgé de cinq ans, a besoin d'un accès rapide aux urgences à tout moment en raison de ses allergies alimentaires. Mais avec les fermetures imminentes des salles d’urgence la nuit, la mère s’inquiète pour la sécurité de son fils.

La famille s'efforce de protéger le petit Owen des résidus de blé, de lait, d'œufs, d'arachides, de sésame et de noix. Ses parents et son frère Felix, âgé de 10 ans, doivent faire preuve de diligence. Ce n’est pas facile pour personne, rapporte la mère.

La famille dans son salon.

Les minutes comptent pour les allergies alimentaires d'Owen Bornemann, 5 ans, des allergies qui mettent sa vie en danger.

Photo :  CBC

Tout le monde se lave les mains lorsqu'ils entrent dans la maison et changent de vêtements s'ils ont été en présence d'aliments susceptibles de déclencher une réaction.

Ils sont prudents, car les réactions allergiques d'Owen lui font subir des chocs anaphylactiques.

C'est comme si une bombe explosait, raconte la mère, Laura Noel.

D'habitude, il vomit, il gonfle incroyablement, il a du mal à respirer, ses yeux vont tellement enfler qu'ils saignent et c'est terrifiant.

Une telle situation s’est produite quatre fois dans sa jeune vie et à chaque fois, ses parents ont dû utiliser deux EpiPens et un inhalateur pour garder ses voies respiratoires ouvertes sur les deux kilomètres de route qui mènent aux urgences du Sackville Memorial Hospital.

Nous le prenons [dans l’auto] au lieu d'appeler l'ambulance, c'est trop long, raconte Mme Noel.

Les parents.

Les parents s'inquiètent pour leur fils.

Photo :  CBC

« 16 minutes, c'est trop loin »

Les parents d'Owen ne savent pas exactement combien de minutes leur fils peut survivre après le début de sa réaction, mais ils ne veulent pas le savoir.

Le service d'urgence 24 heures sur 24 le plus proche se trouve à Amherst, à 20 kilomètres de leur hôpital local.

Owen Bornemann, 5 ans.

Des parents de Sackville, au Nouveau-Brunswick, s’inquiètent des fermetures nocturnes des salles d’urgence.

Photo :  CBC

Fermetures à venir

Le 11 février, la province a annoncé qu'elle fermerait les salles d'urgence de six hôpitaux ruraux pour la nuit à partir du 11 mars. L'Hôpital mémorial de Sackville est sur cette liste.

Carte du Nouveau-Brunswick qui indique les temps de déplacement des patients qui doivent aller à l'urgence dans les régions de Caraquet, de Grand-Sault, de Sainte-Anne-de-Kent, de Perth Andover, de Sackville et de Sussex.

Les patients qui nécessiteront des soins d'urgence la nuit dans les régions concernées par les changements du gouvernement de Blaine Higgs devront faire jusqu'à 60 minutes de transport.

Photo : Radio-Canada

Les services d’urgence des hôpitaux de Caraquet, de Grand-Sault, de Perth-Andover, de Sackville, de Sainte-Anne-de-Kent et de Sussex seront fermés de minuit à 8 h. Des modifications toucheront aussi les lits dans les six hôpitaux. Au total, 120 lits pour les soins de courte durée seront transformés en lits de soins chroniques de longue durée.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Santé