•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux Québécois atteints du coronavirus sur le Diamond Princess

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
L'autocar est devant le bateau de croisière.

Des passagers du navire Diamond Princess sont évacués (archives).

Photo : Getty Images / AFP / Charly Triballeau

Radio-Canada

Un couple de septuagénaires québécois à bord du bateau de croisière Diamond Princess, qui est en quarantaine au large de Yokohama, au Japon, est infecté par le coronavirus.

Diane et Bernard Ménard, 75 ans, avaient des symptômes qui pouvaient s’apparenter au virus. Les résultats de leur test, reçus samedi en fin d’après-midi, heure du Japon, ont confirmé qu'ils avaient bel et bien la maladie.

Chantal Ménard, la fille du couple, a expliqué qu'un médecin est venu frapper à la porte de leur cabine pour leur remettre une lettre indiquant que leurs tests étaient positifs et qu’ils avaient une demi-heure pour se préparer un sac avant de se rendre à l’hôpital.

Leur départ a finalement été retardé en raison de problèmes d’organisation. Puisque chaque patient doit être transporté seul dans une ambulance et que 67 nouveaux cas ont été dénombrés samedi, les autorités peinent à rassembler toutes les ambulances nécessaires.

Ils avaient eu de la fièvre, c’est pour ça qu’ils avaient contacté le centre médical du bateau. Ils avaient suivi les instructions. Mais la fièvre montait et baissait. Des fois, il y avait des journées où il n’y en avait pas du tout. Ma mère avait un peu de toux, mais elle avait un rhume au départ du voyage. Le plus grand symptôme, c’était la faiblesse. Les deux derniers jours, ils faisaient juste dormir. Les quatre derniers jours, ils ne s’alimentaient presque plus, a expliqué à ICI RDI Chantal Ménard.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Photo du couple en voyage.

Deux Québécois atteints du coronavirus sur le Diamond Princess

Photo : Facebook/Diane Menard

Les deux septuagénaires devraient être transportés au Japanese Military Hospital, mais dans des chambres séparées, car ils seront en isolement. Ils pourraient utiliser un walkie-talkie pour communiquer entre eux.

En attente de nouvelles des autorités canadiennes

Leur fille Chantal déplore le silence des autorités canadiennes, lesquelles, dit-elle, ne lui ont pas répondu depuis le début de la mise en quarantaine du bateau de croisière le 5 février, même si elle dit les avoir contactées au sujet du rapatriement de ses parents.

J’implore le gouvernement fédéral depuis deux semaines de rapatrier mes parents et de leur faire faire leur quarantaine ici au Canada, comme les ressortissants chinois. Je n’ai eu aucune nouvelle du gouvernement fédéral depuis deux semaines, et là il est arrivé ce qu’on appréhendait.

Chantal Ménard

Mme Ménard estime qu'il serait toujours possible d’envoyer un avion pour que ses parents puissent se faire soigner au Canada. Elle espère aussi que le gouvernement canadien agisse vite pour les autres Québécois et Canadiens qui sont encore sur le bateau. Qu’ils ne subissent pas le sort de mes parents, dit-elle.

Le ministère des Affaires étrangères du Canada a indiqué à Radio-Canada samedi que trois fonctionnaires de l'Agence de la santé publique sont actuellement au Japon pour évaluer la situation à bord du navire. Il affirme aussi que des fonctionnaires d'Affaires mondiales Canada « s'entretiennent avec les autorités japonaises pour déterminer les prochaines étapes ».

Les États-Unis ont annoncé de leur côté qu'ils allaient rapatrier dimanche les 400 Américains qui se trouvent à bord du Diamond Princess. Ceux-ci devront respecter une quarantaine supplémentaire de 14 jours à leur retour. L’Australie devrait également rapatrier ses citoyens dimanche, selon Chantal Ménard.

Quinze Canadiens ont contracté le virus sur le bateau, pour un total de 355 personnes infectées.

Le paquebot comptait initialement 3700 passagers, mais les personnes ayant contracté le virus se trouvent maintenant à l'hôpital. Les autorités japonaises ont aussi évacué vendredi certains passagers âgés et de santé fragile dont les tests au nouveau coronavirus se sont avérés négatifs.

De bons soins de santé au Japon, selon un médecin canadien

Marc Desjardins, microbiologiste clinicien à l’Hôpital d’Ottawa, face à la caméra.

Marc Desjardins, microbiologiste clinicien à l’Hôpital d’Ottawa, en entrevue à Radio-Canada sur le coronavirus le 15 février 2020.

Photo : Radio-Canada

Marc Desjardins, microbiologiste clinicien à l'Hôpital d'Ottawa, n'est pas surpris par la propagation du virus sur le bateau de croisière.

Quand on est enfermé dans un bateau, avec 3500 personnes à proximité les unes des autres, ce sont des conditions idéales pour qu'un virus comme le coronavirus se transmette. C'était juste une question de temps avant que plusieurs passagers et membres de l'équipage deviennent affectés, a expliqué le Dr Desjardins.

À la question de savoir si le couple de Gatineau pourrait être rapatrié au Canada, le médecin est prudent. Il est possible de rapatrier des personnes malades et de les transporter de façon sécuritaire pour empêcher la transmission. Le problème, c'est la situation clinique. Sont-ils assez stables pour le transfert et y a-t-il des risques de complication? Ce sont des questions auxquelles doivent répondre les autorités publiques, a-t-il indiqué.

Le Dr Desjardins ajoute que le Japon a des standards de santé publique très semblables à ceux du Canada.Ils sont les leaders dans certaines situations, dans certains cas, donc je n'ai aucun doute que les soins de santé que ce couple va recevoir au Japon seront aux mêmes standards que ceux qu'ils recevraient au Canada.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !