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Une famille syrienne réunie après deux ans de tragédies et de bureaucratie

Kawkab Hijazi avait besoin de sa famille pour faire son deuil et guérir du suicide de son fils aîné, et c'est exactement ce qu'ils ont fait en se réunissant jeudi.

La famille se retrouve.

La famille se retrouve à l'aéroport de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Dans la salle d'arrivée de l'aéroport de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, 30 personnes se sont entassées autour de plusieurs sœurs, neveux et nièces enlacés et en larmes.

Shahd Hijazi, Samer Alsaj et leurs deux enfants Bashar, 9 ans, et Mariam, 5 ans, ont fait le tour de la salle, serrant les mains, embrassant tous ceux qui sont venus à l'aéroport pour les accueillir.

La route de la famille vers Saint-Jean a duré deux ans. Ils vivaient au Liban, après avoir quitté la Syrie au début de la guerre civile.

Un homme tient une femme dans ses bras.

La route de la famille vers Saint-Jean a duré deux ans.

Photo :  CBC

La sœur de Mme Shahd Hijazi, Kawkab Hijazi, a été la première à s'installer à Saint-Jean en 2015.

Kawkab Hijazi et les siens ont commencé les démarches pour faire venir leur famille élargie ici après le suicide de leur fils aîné.

Elle avait besoin que sa famille fasse son deuil et guérisse, et jeudi, ils ont été réunis pour le faire.

Les deux sœurs sont très heureuses d'enfin se retrouver.

Les deux sœurs sont très heureuses d'enfin se retrouver.

Photo :  CBC

« C'est difficile à décrire, quoi que je dise, je ne pourrai pas décrire ce que j'ai dans le cœur », a déclaré Kawkab Hijazi en arabe après avoir salué sa sœur.

« Je suis sa sœur aînée, et elle est la plus jeune, donc je suis comme sa mère », dit-elle en riant.

Shahd Hijazi a ri en donnant son accord.

« Je ne suis pas venue voir ma soeur, je suis venue voir ma mère », répond-elle.

Un parrainage communautaire

Jeudi, Kendra Ball attendait avec les drapeaux du Nouveau-Brunswick à la main. Elle fait partie de l'équipe de parrainage de sept personnes qui a amené Kawkab Hijazi et sa famille à Saint-Jean et qui a pris en charge la collecte de fonds pour amener Shahd Hijazi et sa famille au Canada.

« C'est tellement excitant et formidable de voir tant de membres de ma communauté et de la communauté syrienne réunis pour une seule famille », partage-t-elle.

La famille se retrouve.

La famille se retrouve à l'aéroport de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Photo :  CBC

Elle explique que le processus de rassemblement de la famille a commencé par la recherche d'une église qui a cosigné pour devenir garante. Dans ce cas, il s'agit de l’église Midland Baptist.

Ensuite, il a fallu constituer l'équipe de parrainage de ces immigrants, qui comprend Kendra Ball, son père et deux autres couples.

Ils ont dû amasser 30 000 dollars pour soutenir la famille pendant les 12 premiers mois de leur séjour au Canada.

Mme Ball ajoute qu’il y a aussi eu énormément de paperasse.

« Vous les soumettez à Ottawa [documents d’immigration], puis ils vont au Liban et ils les traitent et il y a beaucoup d'entretiens et de visites médicales et encore plus d'entretiens. Et puis finalement vous obtenez vos visas et vous pouvez venir », explique en quelques mots Kendra Ball.

Elle a dit que la partie la plus difficile de tout le processus était de trouver une église.

« Il y a tellement de Syriens qui veulent que leur famille vienne ici », dit-elle. « Mais je pense que tout le monde est prêt à accueillir de nouvelles personnes et que ça ouvre définitivement les yeux. »

Et maintenant ?

Shahd Hijazi raconte que sa vie va changer à tous égards maintenant qu'elle est au Canada.

L'inscription de ses enfants à l'école, l'apprentissage de la langue et de la culture sont les premières priorités pour la mère.

Les enfants découvrent la neige à la sortie de l'aéroport de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Les enfants découvrent la neige à la sortie de l'aéroport de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Photo :  CBC

« Nous allons maintenant commencer à penser à l'avenir des enfants, c'est le plus important », dit-elle soulagée.

Kawkab Hijazi a dit qu'il était important de dire à tout le monde à quel point elle était reconnaissante d'avoir fait en sorte que le projet se concrétise.

« Quand nous sommes venus ici, nous avons vu de si grandes choses. La priorité est l'avenir des enfants, l'éducation est excellente, les moyens de subsistance sont excellents, les gens vous aiment, ils vous acceptent quoiqu'il arrive », s’exclame-t-elle.

Avec les informations de CBC

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