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Une nouille de piscine pour inciter les voitures à partager la route avec les cyclistes

Une rangée de cyclistes se font dépasser par des automobilistes sur le boulevard de Portland, à Sherbrooke.

L’opération « Touche pas à ma nouille » s'est déroulée vendredi après-midi pour inciter les chauffeurs à partager la route avec les cyclistes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une dizaine de cyclistes sherbrookois se sont déplacés pendant l’heure de pointe, vendredi après-midi, avec des nouilles de piscine accrochées à leurs vélos. Leur but : inciter les automobilistes à garder une distance nécessaire pour la sécurité des cyclistes.

En 2016, de nouvelles mesures du Code de la sécurité routière visant à protéger les cyclistes entraient en vigueur. On y prévoit enter autres qu'un conducteur de véhicule routier doit garder une distance raisonnable d'un mètre ou d'un mètre et demi lorsqu'il dépasse un cycliste.

Plus de trois ans plus tard, force est de constater que cette règle n’est pas beaucoup respectée par les automobilistes, à en croire certains cyclistes du regroupement Vélo urbain Sherbrooke qui ont organisé l’opération Touche pas à ma nouille avec des membres d’Urgence climatique Sherbrooke.

Pour imager cette distance d'un mètre à respecter, les cyclistes des deux regroupements ont accroché une nouille de piscine à leur vélo. Ils ont roulé sur trois importantes artères de la ville, en pleine heure de pointe, vers 16 h 45, vendredi, à savoir le boulevard de Portland, le boulevard Lionel-Groulx et la rue King Est.

Une question de vie ou de mort

Pour certains automobilistes, les cyclistes [peuvent paraître] irritants parce qu’ils doivent ralentir ou nous dépasser. Si on se fait frôler la nouille, qui représente le 1 m de distance réglementaire, ça peut être dangereux pour notre vie, lance Annabelle Cossette-Civitella, de Vélo urbain Sherbrooke.

Pour nous, c’est une question de vie ou de mort.

Annabelle Cossette-Civitella, de Vélo urbain Sherbrooke

L’opération était également un moyen de faire réagir les élus de Sherbrooke, car les cyclistes des deux regroupements demandent l'aménagement de voies désignées sur les grands axes routiers de la ville. C’est d’ailleurs ce que prévoit le plan de mobilité durable de la Ville de Sherbrooke.

La volonté de la Ville est là. Mais on est là pour leur rappeler qu’il faut y penser. C’est assez simple de mettre une ligne, un petit espace [sur ces artères], même si ce n’est pas nécessairement une piste cyclable. Mais dans les nouveaux aménagements, il faut penser à le faire, croit Fabien Burnotte, cycliste qui a pris part à l’opération.

Avec les informations de Jean Arel

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