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La STQ dévoile son rapport sur la traverse Anticosti–Gaspésie–Côte-Nord

L'île d'Anticosti.

L'étude livrée en avril 2019 par la STQ sur le projet de liaison maritime entre l'île d'Anticosti, la Côte-Nord et la Gaspésie est maintenant publique (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

La Société des traversiers du Québec (STQ) a rendu publique son étude pour la mise en place d’un traversier entre la Côte-Nord, l’île d’Anticosti et la Gaspésie.

Plus tôt cette semaine, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a annoncé qu'il abandonnait le projet de desserte maritime interrives au profit du transport aérien.

Les résultats de cet exercice ont démontré que cette solution d'un lien maritime s'avérerait très coûteuse et non optimale, a indiqué le MTQ par voie de communiqué.

Résultats de l'étude

Selon les résultats présentés par la STQ dans son rapport d'avril 2019, Rivière-au-Renard, Port-Menier et Havre-Saint-Pierre seraient les ports d'attache à privilégier pour l'implantation d'un nouveau lien maritime interrives.

Rivière-au-Tonnerre, Grande-Vallée, Mingan et Rivière-Saint-Jean ont également été étudiés comme possibilités.

L'étude indique que deux scénarios présentent des avantages sur les coûts d'investissement et sur les coûts d'exploitation du service.

Le premier scénario met de l'avant le lien uniquement sud entre Rivière-au-Renard et Port-Menier, et le second le lien interrives entre Rivière-au-Renard, Port-Menier et Havre-Saint-Pierre.

L’étude anticipe toutefois des déficits d’exploitation.

Liaison Rivière-au-Renard, Port-Menier et Havre-Saint-Pierre

Déficit d'exploitation anticipé - bateau usagé

  • 2020-2025 : 7 840 555 $
  • 2025-2030 : 7 495 056 $

Déficit d'exploitation anticipé - bateau neuf

  • 2020-2025 : 13 280 796 $
  • 2025-2030 : 13 935 297 $

Source : Rapport final, Étude pour la mise en place d'un traversier entre la Côte-Nord, l'île d'Anticosti et la Gaspésie, STQ, avril 2019

Des élus qui gardent espoir

Pour leur part, des élus nord-côtiers considèrent que le projet se fera à plus long terme. Selon le maire de L'île-d'Anticosti, John Pineault, et le préfet de la MRC de Minganie, Luc Noël, le projet n’est pas abandonné pour autant.

C’est un processus évolutif. Ce qui était suggéré dans la première étude, on trouve que c’est trop coûteux, mais on veut continuer à travailler et trouver une solution, a indiqué le maire d’Anticosti plus tôt cette semaine.

En Gaspésie, les élus ne veulent pas abandonner le projet, mais reconnaissent que la partie ne sera pas facile sans le support de Québec.

Prévisions et dépenses

L’étude de la STQ reconnaît que la présence du traversier entraînerait un plus grand achalandage touristique pour Anticosti avec des prévisions de près de 26 000 touristes par année pour le volet chasse et villégiature. L'affluence serait plus grande en provenance de la rive sud qu'en provenance de la rive nord.

Selon le rapport de la STQ, des investissements de près de 6 millions de dollars seraient nécessaires en matière d’infrastructure à Port-Menier pour accueillir un tel projet, près de 4,3 millions de dollars à Havre-Saint-Pierre et près de 5 millions à Rivière-au-Renard.

Par ailleurs, l’acquisition d’un navire neuf générerait des dépenses de 121 millions de dollars, et de 28,5 millions de dollars pour un navire usager.

Avec les informations d'Alix-Anne Turcotti

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