•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les contrecoups économiques du coronavirus se font ressentir jusqu’en Estrie

Une pancarte d'American Biltrite.

Depuis l'arrivée du coronavirus, l’entreprise American Biltrite dit suivre la situation du coronavirus de façon quotidienne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le coronavirus (Covid-19) engendre un ralentissement de la production de plusieurs usines chinoises, les contrecoups se font ressentir jusqu’au Québec. Plusieurs entreprises installées en Estrie disent être touchées par la crise.

De plus en plus, on va ressentir des effets, croit Réjean Caouette, président de la chambre de commerce et d’industrie de Sherbrooke, lors d’une entrevue avec Radio-Canada Estrie.

C’est d’ailleurs le cas de l’entreprise American Biltrite dont 25 % du chiffre d'affaires vient de la revente de produit fini fabriqué par trois fournisseurs en Chine. Depuis l'arrivée du coronavirus, l’entreprise dit suivre la situation de façon quotidienne.

Si le coronavirus continue sa propagation, on sait que probablement, au mois d’avril, nous allons avoir des ruptures de stock de produits que nous ne pourrons plus fournir à notre marché et à notre clientèle, s’inquiète Jean-Guy Richard, vice-président en approvisionnement chez American Biltrite.

Pour le moment, American Biltrite prévoit environ un mois de retard dans sa production. À cela s'ajoute le retard dans le transport maritime. Toutefois, comme l'inventaire de l'entreprise est encore bon, les contrecoups ne devraient pas trop paraître dans l’immédiat. Les 250 emplois de l’entreprises ne sont pas en danger, selon Jean-Guy Richard.

Certains craignent le pire pour la suite

Les choses pourraient en être autrement si l’épidémie se poursuit, croit M. Richard. Si ça continue trop longtemps, c’est certain que ça va être assez grave comme pénurie, craint Jean-Guy Richard, vice-président en approvisionnement chez American Biltrite.

Powertek, qui est spécialisée dans la production d’équipements sportifs ,est une autre entreprise de la région qui regarde l’évolution de la crise du coronavirus de très près.

L’entreprise fait affaire avec des usines chinoises dans la conception des équipements sportifs comme des casques, des bâtons de hockey et des vêtements.

C’est sûr que je suis concerné avec le virus. Il pourrait y avoir définitivement des conséquences, croit le président de l’entreprise, Philippe Meilleur.

Ce qui nous préoccupe, c’est beaucoup plus la production à venir. Présentement, les manufacturiers sont à environ 25 % de leur capacité. Le transport, l’approvisionnement aussi est diminué, souligne-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Entrepreneuriat