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Mort d'Olivier Bruneau : le Syndicat des Métallos choqué par la décision de la police d'Ottawa

À gauche, Olivier Bruneau avec son chien dans une forêt, à droite, le chantier de construction où il est mort.

Olivier Bruneau a trouvé la mort sur ce chantier de construction (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans un communiqué envoyé en fin de journée, vendredi, le Syndicat canadien des Métallos s’est rangé du côté de la famille d’Olivier Bruneau qui condamne la décision du Service de police d’Ottawa de ne déposer aucune accusation criminelle pour la mort du jeune travailleur.

La justice a été refusée à Olivier Bruneau et à sa famille, a écrit le directeur canadien du syndicat, Ken Neumann.

M. Bruneau est mort écrasé par un bloc de glace sur son lieu de travail le 23 mars 2016. L'employeur et le promoteur immobilier responsable du site de construction où a eu lieu l’accident mortel n’avaient pas respecté la Loi sur la santé et sécurité au travail de l’Ontario.

Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos.

Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos (archives).

Photo : Gracieuseté du Syndicat des Métallos

Une enquête avait été ouverte peu après la mort du travailleur, à la demande de la famille et du syndicat. Les deux entreprises ont reçu des amendes de 325 000 $.

Cette enquête a cependant été fermée vendredi. Le SPO a affirmé ne pas avoir suffisamment de preuves pour déposer des accusations criminelles.

Du côté des forces de l’ordre, on mentionne le défi de récolter des preuves et de coordonner leur enquête à celle du ministère du Travail.

Une loi à appliquer

Dans le communiqué, l’organisation s'est dite choquée de cette conclusion.

Cette déclaration est un exemple frappant de l’échec du système et un rappel de l’importance d’améliorer la formation de nos policiers et des procureurs de la Couronne afin de garantir l'application de la Loi Westray, a fait valoir le directeur du Syndicat des Métallos pour l’Ontario et les provinces atlantiques, Marty Warren.

Le renforcement de cette loi, qui date de 2004, doit être le cheval de bataille pour les prochaines années, selon M. Warren.

Il a été démontré à maintes reprises que le simple fait d’imposer des amendes en cas de violation ne tient pas les entreprises fautives responsables des décès de leurs travailleurs.

Marty Warren, directeur du Syndicat des Métallos pour l’Ontario et les provinces atlantiques

Le directeur a également ajouté que cette incapacité à faire respecter la loi continuait de priver un trop grand nombre de famille du Canada de justice, des familles qui ont perdu des êtres chers en raison de décès en milieu de travail.

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