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Transition énergétique à la Scierie Girard

Un séchoir à bois vide.

Les six séchoirs à bois de la Scierie Girard sont maintenant alimentés à l'hydro-électricité.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Louis Martineau

La Scierie Girard de Shipshaw réduit son empreinte écologique. L'entreprise a dévoilé vendredi un nouveau projet environnemental qui lui permettra aussi d'être plus compétitive.

Ses six séchoirs à bois sont maintenant alimentés à l'hydro-électricité plutôt qu'au propane grâce à un investissement de 3,5 millions de dollars.

Le succès de cette conversion n’était pas acquis au départ puisque l’expérience n’avait pas encore été tentée à grande échelle.

On savait que ça fonctionnait, mais c'était de savoir quels pépins on allait frapper : la surchauffe, le débalancement des charges de séchage, la mauvaise ventilation. On était dans l'incertitude. C'était ça le défi, explique le président de la Scierie Girard, Benoît Girard.

Québec et Hydro-Québec investissent aussi 2 millions de dollars dans l'aventure qui permettra à l'entreprise de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 5000 tonnes par année.

Pour faire une image, c'est comme si 1500 véhicules seraient passés du pétrole à l'électricité, illustre le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien.

L’entreprise bénéficie aussi d'un tarif préférentiel d'électricité avec d'Hydro-Québec. Cependant, cette entente vient avec certaines contraintes; lors de périodes de grand froid, la scierie doit réduire ses activités et ainsi libérer de l'électricité pour les besoins d'Hydro-Québec.

Ça impacte un petit peu sur les temps de séchage, mais c'est minime versus le gain qu'on fait économiquement.

Benoît Girard, président, Scierie Girard

Passer de l’hydro-électricité au gaz propane permet de régulariser le coût du séchage, ce qui engendre des économies.

Chez Hydro-Québec, les tarifs ne sont pas toujours les meilleurs, par contre, c'est toujours égal et les hausses ne sont pas là. Le gaz, on a des fluctuations. On peut avoir des prix très avantageux ou très élevés et, quand c'est élevé, on n'est plus compétitif, mentionne Benoît Girard.

D'autres mesures énergétiques ont été mises de l'avant par l'entreprise comme la conversion des systèmes de chauffage, mais la direction voit encore plus loin. Elle aimerait éventuellement électrifier son transport.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Énergie