•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un deuxième hélicoptère de l'armée abattu en une semaine en Syrie

Des véhicules militaires sur une route.

Des véhicules de l'armée turque dans la région d'Idlib, en Syrie.

Photo : Reuters / Khalil Ashawi

Radio-Canada

En une semaine, l’armée syrienne a perdu deux hélicoptères, abattus par les rebelles contre qui Damas, appuyé par la Russie, a entamé depuis décembre une offensive dans le nord-ouest du pays.

L’offensive syrienne contre le dernier bastion djihadiste d’Idleb a exacerbé les tensions avec la Turquie, qui a déployé ses troupes et ses supplétifs dans la région pour entraver la progression de l’armée syrienne. Cette dernière contrôle maintenant près de la moitié de la province d'Idleb.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, l’hélicoptère abattu vendredi a été la cible d’un missile ennemi près d'Orum al-Kobra, secteur où sont déployés des groupes terroristes armés soutenus par la Turquie. L’équipage de l’appareil a péri dans l'écrasement, selon Sana. Le tir a été revendiqué par une alliance de groupes rebelles pro-Turquie, le Front national de la libération (FNL).

Mardi, un autre hélicoptère de l'armée syrienne avait été abattu par un tir de missile dans la province d'Idleb, voisine de celle d'Alep.

Début février, les soldats turcs et les forces syriennes se sont affrontés dans le nord-ouest du pays, un territoire stratégique pour Damas, qui contrôle désormais plus de 70 % de son territoire.

Les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) dominent plus de la moitié de la province d'Idleb ainsi que des secteurs attenants dans celles d'Alep, de Hama et de Lattaquié.

Par ailleurs, l’armée syrienne contrôle l’autoroute reliant Alep à la capitale Damas.

Depuis décembre, plus de 800 000 personnes ont été déplacées par les violences dans le nord-ouest, selon l'ONU.

La France, la Belgique, l'Allemagne et l'Estonie, membres du Conseil de sécurité de l'ONU, ont exigé vendredi l'arrêt immédiat de l'offensive militaire syrienne.

Attaque anonyme

Selon une source militaire citée par les médias étatiques syriens, des tirs de missiles provenant de l'espace aérien du Golan syrien occupé par Israël ont visé jeudi le sud de Damas. Israël n’a pas revendiqué l’attaque.

Depuis le début du conflit syrien en 2011, Israël a mené des centaines de frappes contre des positions militaires syriennes, mais aussi contre ses alliés, l'Iran et le Hezbollah libanais.

Dans la capitale syrienne, un correspondant de l'AFP a entendu de fortes explosions. Les médias étatiques syriens n'ont pas fait état de victimes. Mais l'agence officielle Sana a indiqué vendredi que la défense antiaérienne avait été activée face à des cibles hostiles dans le ciel de Damas et qu'elle a abattu un certain nombre des missiles ennemis avant qu'ils n'arrivent à leur cible.

Les dirigeants israéliens ont déclaré à plusieurs reprises que l'État hébreu ne laisserait pas la Syrie devenir la tête de pont de Téhéran.

Le 6 février, 23 soldats syriens et combattants étrangers avaient été tués lors de frappes israéliennes en Syrie, qui ont visé des sites militaires dans la région de Damas et dans le sud du pays.

Et en novembre, l'armée israélienne avait revendiqué une série de frappes aériennes contre des sites militaires des forces gouvernementales et de la force Qods des Gardiens de la révolution. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait alors confirmé que la force Qods faisait partie des cibles. Il avait également accusé l'Iran de préparer des attaques contre Israël, assurant tout mettre en œuvre pour l'en empêcher.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !