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Des municipalités empêchent la construction d'écoles

Le reportage de Jean-Philippe Robillard

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une cinquantaine de projets d'agrandissement ou de construction d'écoles sont bloqués au Québec, faute de terrains. La plupart de ces projets sont situés à Montréal, à Laval et en Montérégie, des endroits où plusieurs écoles débordent.

Dans l'arrondissement d'Outremont, depuis quatre ans, la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys tente de construire une école primaire sur un terrain de l'Université de Montréal.

Le financement a été confirmé par Québec en 2016 et l'université était prête à donner le terrain.

Mais la Ville s'est opposée à la transaction. Pour des raisons de sécurité, justifie le maire d'Outremont, Philipe Tomlinson.

Le problème... c'est que tu as un garage de services de la Ville et tu as deux axes de train, dit-il. C'est un peu enclavé pour des enfants, ce n'est pas vraiment le meilleur endroit.

Aujourd'hui, le maire de l'arrondissement a bon espoir que le dossier va se régler.

On ne peut pas développer des quartiers de nos jours sans avoir d'écoles. Est-ce qu'il y a un meilleur endroit? Il y a une négociation, dit-il en montrant deux terrains sur une carte.

Sur le territoire de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, six projets d'agrandissement ou de construction sont toujours en attente.

Dans l'arrondissement de Saint-Laurent, un promoteur immobilier voulait vendre un terrain situé à deux pas d’une école que l'on voulait agrandir.

Un terrain vague enneigé sur fond de bâtiments, certains en construction, d'autres non.

Un terrain pressenti pour construire une école dans l'arrondissement de Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Mais l'arrondissement a bloqué la transaction, comme l’explique l’ex-présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Diane Lamarche-Venne.

L'arrondissement m'a carrément dit non. Vous ne pouvez pas acheter ce terrain, je ne vous donnerai jamais de permis de construction.

Selon le maire d’arrondissement, Alan DeSousa, le projet aurait généré trop de circulation.

Imaginez-vous dans un secteur qui est déjà bâti, une école primaire de 1300 élèves. Imaginez les autobus, le nombre d'autos... Ça ne fait aucun bon sens. Donc, on a fait d'autres propositions.

Résultat, deux ans plus tard et malgré un financement confirmé par Québec, il n’y a toujours pas de terrain.

Même situation à l'École Lajoie, d'Outremont. Deux ans après que le financement eut été obtenu, les négociations pour obtenir un terrain n'ont toujours pas abouti.

D'après un reportage de Jean-Philippe Robillard

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