•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’année 2020 démarre sur les chapeaux de roues pour le Service de police de Regina

Portière d'une voiture de police de Regina.

En date de vendredi, 43 surdoses étaient recensées à Regina depuis le début de l’année.

Photo : Radio-Canada / Heidi Atter / CBC

Radio-Canada

« Je ne me souviens pas d’une période plus difficile que celle-ci », affirme le chef du Service de police de Regina, Evan Bray, au sujet des six dernières semaines. Avec quatre homicides, des dizaines de surdoses et un conflit de travail hautement médiatisé, le corps policier a été sur le qui-vive.

La police a tenu une conférence de presse jeudi pour faire le point sur un homme de 25 ans qui fait face à trois chefs d’accusations de meurtre au premier degré.

Selon les autorités, l’individu est responsable de meurtres survenus en novembre et en décembre derniers, et de celui de Keesha Cree Alexandra Bitternose, retrouvée sans vie en janvier.

La femme a été la quatrième victime d’homicide dans la ville en 2020, après Majok Agwait Majok, 23 ans, Rodney Troy Ruberry, 49 ans, et Isaiah Trent Allary, 24 ans.

Le chef du Service de police de Regina, Evan Bray.

Selon le chef du Service de police de Regina, de « mauvais lots » de drogues seraient en circulation dans la ville.

Photo : Radio-Canada / Declan Finn

Selon Evan Bray, il s’agit d’une situation anormale .

Nous n’avons jamais eu un début d’année comme celui-ci. En fait, nous n’avons jamais eu un mois aussi violent dans notre communauté.

Evan Bray, chef du Service de police de Regina

Le nombre de surdoses atteint des sommets

Quarante-trois surdoses ont été recensées à Regina depuis le début de l’année.

De « mauvais lots » de drogues, comme du fentanyl, sont en circulation dans la ville, selon le chef de police.

« Nous avons distribué du Naloxone à tous les agents de première ligne cette année et cela n’aurait pas pu se faire à un meilleur moment. »

Les tensions entre Unifor et la raffinerie Co-op de Regina

Depuis le début du conflit de travail, la police est présente autour de la raffinerie Co-op de Regina. Selon Evan Bray, les agents ont toujours agi dans l’intérêt du public.

Deux petits groupes de personnes manifestent devant la raffinerie Co-op de Regina.

Le lock-out de la raffinerie Co-op de Regina a commencé jeudi 5 décembre.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gagné

Le 20 janvier, la situation s’est envenimée, si bien que 14 membres du syndicat ont été arrêtés et accusés de méfaits, dont le président national d’Unifor, Jerry Dias. Selon le chef de police, l’ordre a été donné à ce moment de faire respecter la loi, de maintenir la paix et de protéger la population.

Mercredi, le syndicat a été à nouveau reconnu coupable d’outrage à une ordonnance du tribunal.

Dans sa décision, le juge de la Cour du Banc de la Reine Neil Robertson a indiqué que le syndicat n’avait pas respecté l’injonction du 24 décembre, qui obligeait Unifor à ne pas retenir les camions qui tentaient d’entrer sur le site de la raffinerie pendant plus de 10 minutes, soit le temps de faire part aux chauffeurs de leurs griefs.

Le juge Robertson a aussi modifié cette injonction pour que le Service de police de Regina puisse aider Co-op à retirer les barricades.

Selon Evan Bray, la dynamique a tout de même changé entre les membres du syndicat et ses agents. Si les policiers étaient accueillis au début avec « colère », le ton s’est adouci depuis, note-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !