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Les nombreux impacts du manque de places en garderie

Des mères et leurs bébés, ainsi que le député Harold LeBel et le maire de Rimouski, Marc Parent, sont regroupés pour une photo de groupe.

Une soixantaine de mères avec leur bambin se sont réunies à la Maison des Familles pour demander au gouvernement d'agir face au manque de places en garderie à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Alexandre Courtemanche

Avec leurs bambins, une soixantaine de mères se sont réunies vendredi après-midi à la Maison des Familles de Rimouski-Neigette pour lancer un cri du cœur.

Un sérieux coup sur l'accélérateur est demandé au gouvernement pour comblerle manque de places en garderie à Rimouski.

Selon les intervenants du milieu, il manquerait de 500 à 700 places pour les tout-petits; jusqu'à 70 fois plus que les 10 places subventionnées qui ont été approuvées par le gouvernement, hier.

Une mère assiste au rassemblement à la Maison des Familles de Rimouski-Neigette, avec son bébé dans les bras.

Une mère assiste au rassemblement à la Maison des Familles de Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Les conséquences de cette carence se font sentir bien au-delà des murs colorés des garderies. Parmi elles, on compte les absences du travail pour les parents, les impacts sur leur parcours professionnel, jusqu'à l'exode de certaines jeunes familles de la région.

Anne-Marie Pineault, agente d'amélioration continue de la qualité au CISSS du Bas-Saint-Laurent, a dû demander une prolongation de son congé de maternité.

Dans le CISSS, pour plusieurs professions, il y a déjà une pénurie de main-d'œuvre. Alors effectivement, ça a un impact.

Anne-Marie Pineault

Vanter son bébé

Anne-Marie Pineault et Rachel St-Pierre, à la Maison des Familles de Rimouski-Neigette.

Anne-Marie Pineault et Rachel St-Pierre, à la Maison des Familles de Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Anne-Marie et Rachel St-Pierre, constatant que leur situation est partagée par de nombreuses familles, ont créé un groupe Facebook pour chercher des solutions à l'impasse. En ligne depuis deux semaines, il compte désormais plus de 500 membres.

Les familles en recherche d'une place de garderie sont confrontées à un stress majeur, constate Rachel. Au point où elles se trouvent en compétition avec d'autres familles.

Dès qu'il y a une garderie qui s'affiche comme ayant de la place, il y a des centaines de messages et d'appels qui se font. Tout le monde essaie de vendre son bébé comme étant le plus beau, le plus fin...

Rachel St-Pierre

Encore et toujours la main-d'œuvre

Pour le député de Rimouski, Harold LeBel, il faut commencer par encourager la profession d'éducatrice, par tous les moyens, et de façon urgente. Ce sont elles qui manquent en premier lieu.

Il faut valoriser, faire la promotion, inviter des gens à exercer ce métier-là, et là on aurait des places.

Harold LeBel, député de Rimouski

Il faut aussi créer 160 ou 200 places, ajoute-t-il du même souffle, il faut que le ministre regarde ça et nous autorise à pousser des projets.

Simon Dufresne, directeur général du CPE L'Aurore Boréale.

Simon Dufresne, directeur général du CPE L'Aurore Boréale.

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Le directeur général du CPE L'Aurore Boréale, Simon Dufresne, abonde dans le même sens. Il soutient qu'une grande mobilisation est nécessaire pour redonner au métier d'éducateur ses lettres de noblesse.

130 lettres de témoignages de familles qui cherchent désespérément une place pour leur poupon ont été remises au député Harold LeBel.

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