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Devrait-on interdire l'utilisation du cellulaire en classe?

Un gros plan sur les mains d'une jeune fille qui tient un téléphone intelligent. Ses mains sont posées sur son pupitre d'école, par dessus un cahier ligné.

Un jeune avec un cellulaire à l'école

Photo : iStock

Radio-Canada

C'est le dilemme de toutes les écoles du Québec. Le centre de formation aux adultes Élisabeth-Bruyère de Rouyn-Noranda de son côté a décidé de poser la question directement à ses élèves.

Le constat : l'interdiction n'est pas la solution. Mieux vaut apprendre à bien utiliser les appareils électroniques à l'école.

Je pensais que l'interdiction c'était peut-être une bonne idée, mais à mesure qu'on les écoutait, on se rendait compte que non. Plusieurs élèves ont besoin de la musique pour se faire une bulle, pour rester concentrés, surtout les élèves qui ont des déficits d'attention. D'autres disaient qu'ils l'utilisent pour aller voir le dictionnaire, pour aller voir Allô prof qui explique des notions, souligne la conseillère pédagogique Dominique Beaudoin.

86 % des Canadiens possèdent un téléphone cellulaire. Au moins 72% des Canadiens utilisent un téléphone intelligent pour se connecter à Internet. 74% des Canadiens passent de 3 à 4 heures par jour en ligne, tous appareils confondus.

Sources : Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes et Autorité canadienne pour les enregistrements Internet - 2018

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Les élèves peuvent donc garder leur téléphone pour accéder à des outils pédagogiques, mais l'enseignant peut leur demander de déposer leur appareil dans ce qui a été nommé le rack à cell si leur appareil mobile devient trop dérangeant.

Des élèves satisfaits

Ces règles plus claires donnent des résultats positifs, selon plusieurs élèves rencontrés sur place.

Je te dirais qu'il y a une couple de mois, j'étais vraiment dépendante de mon cell. J'étais tout le temps après mon téléphone, mais depuis qu'ils ont mis les règles, ils sont plus sévères et c'est mieux de même. J'avance le double de plus, parce que quand tu es sur ton téléphone, tu le vois pas, mais ça fait 20 minutes, tu aurais pu faire 3 pages, explique Amélie Ménard qui suit des cours au centre de formation Élisabeth Bruyère.

Les élèves participent aussi au Défi sans C : abandonner leur cellulaire pour une heure par semaine, une façon de les sensibiliser à la place que prennent les appareils électroniques dans leur vie.

Les élèves qui le désirent pourront suivre des formations sur la dépendance aux cellulaires données par l'agente de réadaptation Karine Boucher. On va parler d'autorégulation, de comment faire pour que quand il y a une notification, tu ne sois pas tout de suite à aller regarder ton cellulaire et que ça dure 30 minutes, indique-t-elle.

Le centre de formation aux adultes Élisabeth-Bruyère de Rouyn-Noranda accueille plus de 200 élèves.

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