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Du soutien pour les parents vivant le deuil d'un enfant

France Blais, Thérèse Veillette et Isabelle Morin et Kaven Bernier posent en tenant des photos de leurs enfants décédés et la feuille annonçant la première rencontre du groupe.

Les mamans France Blais, Thérèse Veillette et Isabelle Morin, du groupe de soutien L'Espoir de demain, en compagnie de Kaven Bernier, organisateur communautaire au CLSC d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les parents de la région vivant avec le deuil d'un enfant disposent d'un nouveau service afin de leur permettre de se rencontrer, échanger et se soutenir dans cette épreuve. Deux mères d'Amos sont à l'origine du groupe de soutien « L'Espoir de demain », qui commencera ses rencontres annuelles le 26 février à Amos.

France Blais, qui a vécu le deuil de sa fille dans un accident de la route, il y a neuf ans, raconte s'être sentie démunie par l'absence de ressources d'aide dans la région. Mis à part l'aide psychologique individuelle des professionnels de la santé et celle qu'on trouve sur les réseaux sociaux, je me suis sentie toute seule, démunie, raconte-t-elle. On a beaucoup de support de notre famille et nos amis au départ, mais, à un moment donné, ça s'estompe. Ils retournent à leur routine et c'est normal, mais pour nous, ce n'est pas fini.

Je me souviens que j'aurais donc aimé ça avoir ce groupe-là à l'époque. Il est là pour nous sortir de l'isolement.

France Blais, une des initiatrices de l'organisation « L'espoir de demain »

Une rencontre avec Isabelle Morin, une autre mère endeuillée d'Amos, a inspiré les bases du nouvel organisme. Ça a cliqué entre nous, se souvient France Blais. On comprend très bien par où l'autre a passé. On trouvait ça effrayant qu'il n'existe pas de groupe de soutien. Elle m'a demandé d'embarquer dans son projet d'en partir un et j'ai dit oui. Je le sais qu'il y a un besoin.

Fleurs jaunes sur une pierre tombale enneigée.

Avoir l'écoute de personnes ayant vécu des événements semblables peut grandement aider, selon France Blais.

Photo : iStock / Laks-Art

Pour mettre sur pied leur projet, elles ont reçu le l'appui du service d'organisation communautaire du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT). On a d'abord constaté que ça répondait à un besoin réel et que ça n'existait pas ailleurs dans la région, et même très peu au Québec, souligne Kaven Bernier, organisateur communautaire au CLSC d'Amos. C'est bien beau les groupes de soutien sur Facebook, mais ça reste un écran. Quand tu es dans un deuil, tu as besoin de chaleur humaine. Nous allons les supporter en s'assurant que le projet se développe, qu'il s'améliore et qu'il dure dans le temps.

Rencontres mensuelles

Les rencontres mensuelles de L'Espoir de demain ont lieu à la Maison de la culture d'Amos lors du dernier mercredi du mois. Elles sont gratuites et ouvertes aux parents de partout en Abitibi-Témiscamingue.

L'objectif est d'offrir aux parents des réponses à leurs questions et les accompagner dans leurs démarches en ciblant des outils qui peuvent leur permettre de traverser des périodes difficiles durant le deuil. Des activités spéciales, comme des conférences, pourraient s'ajouter.

Pour France Blais, il s'agit d'une belle occasion de redonner au suivant. En neuf ans, je suis allée chercher beaucoup de ressources par mes recherches. Les étapes du deuil, on les connaît. On est capable de réconforter et donner du support. On peut faire comprendre qu'un jour on est capable de sourire à nouveau, qu’il y a de l'espoir, conclut-elle.

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