•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Canot à glace au Carnaval : « On veut être plus que du folklore »

DSC_2914

Des canotières s'exercent sur le fleuve.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Félix Morrissette-Beaulieu

Des canotiers et canotières d'élite souhaitent avoir davantage de visibilité au Carnaval de Québec pour amener leur sport à un autre niveau et sortir du « folklore ».

C'est l'ensemble du canot à glace qui devrait être traité comme un sport, et non pas comme du folklore ou une activité dans le Carnaval , croit Stéphanie Drouin, capitaine de l'équipe de l'Auberge Saint-Antoine qui a remporté à plusieurs reprises la course du Carnaval dans la classe Élite femme.

Selon elle, les canotiers et canotières sont des professionnels qui s'entraînent à l'année et ont besoin de commanditaires pour arriver à un certain niveau de compétition. Ils devraient donc avoir la visibilité qui s'y rattache et représenter plus qu'une activité dans le Carnaval.

La canotière Stéphanie Drouin est capitaine de l'équipe de l'Auberge Saint-Antoine.

La canotière Stéphanie Drouin est capitaine de l'équipe de l'Auberge Saint-Antoine.

Photo : Radio-Canada

La compétition est de plus en plus intense. Les équipes se rapprochent. On est rendu à 62 canots sur le fleuve, estime celle qui rame depuis plus de 25 ans.

Les canotiers s'exercent devant des centaines de spectateurs au Carnaval de Québec, ce qui en fait l'une des courses les plus regardées de l'année.

Les canotiers s'exercent devant des centaines de spectateurs au Carnaval de Québec, ce qui en fait l'une des courses les plus regardées de l'année.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Catherine Paquin, capitaine de l’équipe 505 bateau Glenn Losier-Jack Wolfskin, fait du canot à glace depuis plus de 20 ans. Elle croit aussi que les efforts des canotiers pour être au sommet de leur sport devraient être récompensés, de même que leurs commanditaires.

Je vois à quel point les gens passent à travers des difficultés pour se mettre en place, pour se mettre en forme. Il y a vraiment beaucoup de travail. Il faut les mettre en valeur, tout le monde. C'est important qu'on parle des 62 bateaux, qu'on nomme leur nom au moins une fois, croit la canotière qui a terminé troisième avec son équipe dans la catégorie Élite femme, samedi dernier.

Même constat chez les hommes. François Larochelle , responsable de l'équipe Canot à glace Livré par navire / Océan / Port de Québec, croit aussi que le sport devrait être mieux valorisé, notamment en diffusant la course sur le web.

Le Carnaval se sert beaucoup du canot à glace pour sa visibilité et s'en sert aussi à des fins de financements puisque la course est commanditée. C'est folklorique pour le carnaval, mais pour nous, c'est une activité sportive où on investit beaucoup de temps et argent.

François Larochelle, responsable de l'équipe Canot à glace Livré par navire / Océan / Port de Québec

François Larochelle, responsable de l'équipe Canot à glace Livré par navire / Océan / Port de Québec.

Photo : Radio-Canada

Une médaille pour hommes destinée...aux femmes

Une façon de valoriser le sport serait tout d'abord de remettre des médailles destinées aux femmes, soulignent des canotières.

Ça fait 20 ans que la classe féminine existe. D'avoir une médaille écrit champion, c'est un détail, croit Mme Drouin, mais qui démontre le peu de reconnaissance envers la classe féminine.

La médaille reçue par Stéphanie Drouin pour sa première place, samedi.

La médaille reçue par Stéphanie Drouin, samedi.

Photo : Stéphanie Drouin

Si on veut reconnaître les athlètes, c'est important d’avoir une médaille écrit champion ou championne, estime aussi François Larochelle.

Ouverture

Mélanie Raymond, directrice générale du Carnaval, assure que le canot à glace est traité comme un sport tiré d’une tradition.

Nous, on utilise jamais le terme folklore. On navigue entre la tradition et la modernité. On est toujours à cheval entre les deux, explique-t-elle.

Le canot fait partie de notre ADN, mais c’est un élément de toute notre programmation. On le traite comme un grand rendez-vous comme notre grand défilé et nos sites comme le palais de Bonhomme et Bonhomme.

Mélanie Raymond, directrice générale du Carnaval de Québec

L’organisation se dit ouverte à discuter avec les canotiers des façons pour mieux valoriser le sport.

On est très ouvert aux échanges avec les athlètes. Personnellement, comme promoteur de la course, je salue toujours le courage et la folie de ces athlètes. Folklore, ce n’est pas un mot qu’on utilise.

Mélanie Raymond, directrice générale du Carnaval de Québec

Mélanie Raymond, directrice générale du Carnaval de Québec

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Concernant des médailles destinées à la classe féminine, des modifications pourraient être apportées l’an prochain. Cette médaille-là a traversé le temps avec un design. C’est un détail auquel on peut remédier facilement. Ça pourrait être une médaille unisexe, sans canotier ni canotière. Ce sera à nos designers de décider cet aspect-là, conclut la directrice.

Les canotiers doivent s'asseoir avec les organisateurs du Carnaval dans les prochaines semaines pour discuter de ces enjeux.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Sports