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La biomasse forestière pour s'affranchir du propane

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Un mécanisme entraîne de la biomasse forestière sur un convoyeur pour un système de chauffage.

Les Viandes biologiques de Charlevoix sont passées à la biomasse forestière pour chauffer leur porcherie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'arrêt des trains de marchandises fait craindre une nouvelle pénurie de propane, comme celle vécue l'automne dernier lors de la grève des cheminots du CN. La biomasse forestière pourrait cependant devenir un jour une bonne option pour ne plus dépendre des rails.

C'est le choix qu'a fait le propriétaire des Viandes biologiques de Charlevoix. L'éleveur porcin s'approvisionne désormais en biomasse issue de résidus forestiers fournis par la scierie du Groupe Lebel de Saint-Hilarion.

Pour nous c'était une opportunité intéressante. Pas beaucoup de kilométrage, ils sont à quatre ou cinq kilomètres, explique Damien Girard.

Les Viandes biologiques de Charlevoix ont profité de la reconstruction de la porcherie rasée par un incendie, pour investir dans la nouvelle technologie. Elle permet de chauffer à moindre coût et serait rentabilisée en moins de cinq ans.

On avait évalué à 120 000 dollars en coût d'électricité ou en propane pour chauffer seulement la porcherie. On ne séchait pas les céréales. Donc là, en biomasse, en transport, ça va nous coûter 20 à 25 000 dollars par année, précise M. Girard.

L'installation est plus dispendieuse, mais heureusement au Québec, en ce moment on a du financement qui se fait par l'intermédiaire de Transition énergétique Québec qui couvre jusqu'à 50 pour cent des frais d'installations, indique Mathieu Béland, chargé de projets biomasse à Nature Québec.

L'avantage, c'est que la partie combustible est beaucoup moins dispendieuse pour la biomasse que les combustibles fossiles.

Quand on parle de sécurité énergétique, ce n'est pas simplement d'entrer en guerre avec des pays du Moyen-Orient ou autres. En ce moment, au Québec, le pétrole qu'on utilise provient du Canada, des États-Unis, puis on voit qu'il ne se rend pas à travers même le Canada.

Mathieu Béland, chargé de projets biomasse à Nature Québec

En plus de la proximité, la biomasse a une empreinte carbonique pratiquement nulle.

Après quatre ans, par exemple, le temps que ça se décompose, il y a autant de CO2 dans l'atmosphère que si on l'avait laissé dans la forêt. Mais on va avoir remplacé du pétrole, on va avoir remplacé du mazout, insiste M. Béland.

Damien Girard souhaite maintenant devenir entièrement autonome en produisant sa propre électricité pour alimenter sa fournaise.

Avec les informations de Maxime Denis

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