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L'élite du taekwondo aura finalement un local permanent à Québec

Marc-André Bergeron sert un coup de pied du gauche à son adversaire.

Marc-André Bergeron (à gauche) est le dernier d'une longue lignée de taekwondïstes de calibre international au Club de taekwondo de Sainte-Foy.

Photo : Nicolae Buceatchi

Guillaume Piedboeuf

Pépinière d’athlètes de calibre international en taekwondo, Québec aura finalement des installations permanentes pour pratiquer le sport. Un soulagement pour le réputé entraîneur Alain Bernier qui doit tout de même encore s’armer de patience jusqu’à 2021.

L’homme derrière les succès des Olympiens François Coulombe-Fortier, Sébastien Michaud et Karine Sergerie, Alain Bernier plaide depuis une douzaine d’années auprès de la Ville pour obtenir un site d'entraînement dédié. Le puissant Club de Sainte-Foy a beau avoir une réputation internationale, ses athlètes s’entraînent depuis toujours dans des gymnases d’école.

On a un horaire à respecter et il faut commencer par installer les tapis, ce qui est une grosse perte de temps. Puis ce n’est pas simple d’avoir deux plages horaires dans une journée. Or, des athlètes qui veulent compétitionner au niveau international en taekwondo ne peuvent pas s’entraîner seulement une fois par jour, explique l’entraîneur.

Depuis 2007, la Ville de Québec a toujours été réceptive à lui trouver un local, mais le dossier était sans cesse reporté, poursuit Alain Bernier. Une situation qui devenait particulièrement problématique avec la fin du bail liant le club à l’école Saint-François, le 31 décembre 2019.

Un local permanent dans Pointe-de-Sainte-Foy

C’est dans ce contexte qu’est venue, cet été, la proposition d’un local permanent à l’ancien Centre de formation professionnelle Saint-Exupéry, sur la rue Valentin dans Pointe-de-Sainte-Foy. La Ville a acheté le lot à la Commission scolaire des Découvreurs, en 2017. Une partie du terrain a depuis été revendu à des promoteurs privés, mais le bâtiment est destiné à devenir un centre communautaire.

Alain Bernier en entrevue

Alain Bernier a guidé plusieurs combattants jusqu'aux Jeux olympiques

Photo : Radio-Canada

Une bonne nouvelle en soi, mais l’échéancier d’ici à ce le club puisse aménager le local demeure flou. Ça, c’est l’inconnu. On nous a parlé d’environ un an de travaux, mais je pense que ça n’a pas beaucoup bougé.

Ultimement, le Club de taekwondo de Sainte-Foy pourra y utiliser des locaux pour ses activités, indique David O’Brien, porte-parole de la Ville, qui indique que la mise en service complète du futur centre communautaire devrait survenir en 2021.

D’ici là, c’est au Peps que s’entraînent Alain Bernier et ses athlètes, dont l’espoir olympique Marc-André Bergeron, mais la disponibilité du gymnase est restreinte.

Les défis de la révolution électronique au taekwondo

Après être passé à un point d’une place aux JO de Rio, il y a quatre ans, Bergeron a bon espoir d’atteindre son rêve olympique au Tournoi de qualifications de la CONCACAF, en mars.

N’empêche, son entraîneur estime que les nouvelles installations arriveront à minuit moins une si Québec veut continuer à produire des taekwondoïstes élites. C’est que dans la dernière décennie, le système de pointage est devenu complètement électronique au taekwondo. Des senseurs dans le plastron et le casque des combattants permettent à un ordinateur de comptabiliser les points.

Marc-André Bergeron se concentre avant un combat à l'Open canadien de taekwondo

Marc-André Bergeron avant un combat à l'Open canadien de taekwondo à Montréal

Photo :  Nicolae Buceatchi

La chose a complètement transformé la discipline, explique Alain Bernier. D’un sport où les combattants frappait en puissance pour faire mal à l’adversaire, le taekwondo est devenu un sport de touche similaire à l’escrime.

Or, d’ici à ce qu’il ait des installations permanentes, l’entraîneur ne peut installer un ordinateur et le matériel électronique qui permettraient à ses athlètes de s’entraîner en tout temps avec des senseurs.

On voit la différence avec les athlètes des pays qui sont déjà branchés et qui s’entraînent au quotidien avec des ordinateurs. Ils sont plus créatifs dans leurs mouvements. La trajectoire des coups du taekwondo d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le taekwondo d’autrefois.

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