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Le blocage des trains est une mauvaise idée, selon Konrad Sioui

Konrad Sioui, le grand chef de la nation huronne de Wendake, en banlieue de Québec.

Konrad Sioui, le grand chef de la nation huronne de Wendake

Photo : Radio-Canada

Le grand chef de la nation huronne-wendate, Konrad Sioui, estime que le blocage des voies ferrées n'est pas un moyen souhaitable à utiliser pour défendre les territoires autochtones.

Depuis une semaine, des voies ferrées sont bloquées un peu partout au pays en protestation contre le projet de gazoduc Coastal GasLink, dans le nord de la Colombie-Britannique. Les manifestations ont forcé VIA Rail à suspendre toutes ses activités au Canada.

Le CN a aussi annulé plus de 400 départs de trains de marchandises.

Voie légale à privilégier

Konrad Sioui se dit solidaire de la cause de la Première Nation des Wet'suwet'en. Il affirme toutefois que les opposants auraient dû s'adresser aux tribunaux pour faire valoir leurs droits ancestraux.

On a des cours de justice qui peuvent entendre nos préoccupations. J'ai passé plus de temps dans ma vie à la cour qu'au bureau pour défendre nos droits, notre territoire, nos intérêts et nos valeurs, souligne Konrad Sioui.

Nuire à la réconciliation

Le grand chef soutient que le blocage des trains vise la mauvaise cible. Il estime que les communautés doivent faire preuve de prudence pour ne pas s'aliéner une partie de la population et nuire au processus de réconciliation.

Autant des citoyens des Premières Nations que des Québécois ou des Canadiens peuvent souffrir de ce qui se passe présentement. Il y a des vivres essentiels comme des médicaments ou de la nourriture qui ne sont pas acheminés, explique Konrad Sioui.

Problèmes de communication

Le conflit pourrait résulter d'un problème de gouvernance ou de communication, selon lui. Une vingtaine de communautés autochtones le long du tracé ont signé des ententes avec GasLink pour le passage du gazoduc.

Pourtant, des chefs héréditaires de certaines de ces communautés s'y opposent.

Vingt conseils ont donné leur appui à GasLink. Il va falloir les entendre. Est-ce qu'ils ont bien communiqué avec leur population? Est-ce qu'il y a eu des consultations publiques? Si les conseils ont négocié depuis 2015 et qu'il y a eu des ententes, qu'ils s'expriment et qu'ils les défendent, affirme Konrad Sioui.

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