•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Les buanderies : quand la laveuse se trouve au coin de la rue

    Une femme parle au journaliste en tenant son enfant dans les bras.

    Le 17 février 1970, Ottawa interdit la présence de phosphate dans les détergents à lessive.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Avez-vous déjà lavé vos vêtements au lavoir public? La buanderie fait partie du paysage urbain depuis de nombreuses années. Certaines sont mieux tenues que d’autres. Certaines deviennent même des lieux de rencontre. Visite des lieux en compagnie de nos journalistes.

    L’importance d’utiliser le bon savon

    J’emploie l’Oxydol pour le blanc, pour les linges plus délicats j’emploie le Zéro ou le Lux et pour le tissu qui a des taches, j’emploie le savon aux enzymes.

    Une utilisatrice dans une buanderie

    C’est le 17 février 1970 qu’Ottawa interdit la présence de phosphate dans les lessives, la loi entre en vigueur quelques mois plus tard. Le 3 mars 1970 à Format 30, le journaliste Jacques Fontaine réalise un vox pop auprès de femmes dans une buanderie au sujet des détergents qu’elles utilisent pour faire leur lessive.

    À cette époque, les femmes interrogées ne semblent pas être au courant des dangers pour l’environnement que revêt leur détergent. Ce qui est important, c’est la blancheur du blanc.

    J’aime le blanc blanc, pas le blanc jaune.

    Une utilisatrice dans une buanderie

    Des endroits à la salubrité parfois douteuse

    À l’émission Consommateurs Plus du 20 mars 1981, le journaliste Yves Blouin mène une enquête sur les buanderettes.

    À cette époque, on compte une centaine de buanderies sur l’île de Montréal, mais la demande de permis pour ce type de commerce ne cesse de diminuer année après année.

    Il est surpris de constater qu’il n’existe aucune réglementation précise quant à la salubrité des buanderies. « Cette absence de normes doit expliquer la présence de plusieurs buanderies malpropres. » Les propriétaires négligents sont évidemment difficilement joignables.

    Le journaliste visite d’autres lavoirs, cette fois avec des préposés sur place. La tenue des lieux est tout autre.

    À chaque fois qu’un client entre ici, je veux qu’il trouve une machine propre.

    Propriétaire d'une buanderie avec préposés

    On y trouve également des clients satisfaits, qui préfèrent se rendre au lavoir public plutôt que de faire leur lessive à la maison.

    Ce que je trouve pratique quand on vient dans une buanderie, c’est qu’il y a plusieurs machines et que ça prend moins de temps pour faire son lavage.

    Une utilisatrice dans une buanderie

    Laver son linge sale en famille

    Les gens viennent ici laver leurs vêtements, mais aussi fraterniser. Je veux que les gens soient heureux de fréquenter ma buanderie, qu’ils s’y sentent en famille.

    Andrew, propriétaire de la buanderie Net Net

    Le 31 juillet 1995, Hugo Latulippe présente un reportage au Montréal ce soir sur une buanderie bien particulière du Plateau Mont-Royal, le Lavoir Net Net.

    Une buanderie qui organise des fêtes. Un lieu où les gens viennent faire des rencontres.

    Ici, les gens immobilisent volontiers leur vie, l’espace d’un cycle doux.

    Hugo Latulippe, réalisateur

    Commentaires fermés

    L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

    Archives

    Art de vivre