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Année record au port de Toronto attribuable au boom de la construction

Un navire de charge bleu, avec la ville de Toronto et la tour CN en arrière-plan.

2019 a été une année record pour le port de Toronto, tant en ce qui a trait au tourisme qu'aux importations maritimes.

Photo : PortsToronto

Philippe de Montigny

Le port de Toronto a connu un achalandage record l’an dernier. Quelque 2,3 millions de tonnes métriques de marchandises y ont été livrées, ce qui s’explique en grande partie par le boom de la construction dans la Ville Reine.

L’agence portuaire PortsToronto a recensé 213 navires en 2019, contre 160 à 180 pour une année moyenne, selon le chef de la direction, Geoffrey Wilson.

Le secteur de la construction est très actif à Toronto en ce moment. Le port est achalandé en grande partie à cause de toute cette activité.

Geoffrey Wilson, chef de la direction, PortsToronto
Un homme aux cheveux blancs devant un navire, avec le lac Ontario et la tour CN en arrière-plan.

Le chef de la direction de PortsToronto, Geoffrey Wilson.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

En effet, 44 000 tonnes de produits en acier, comme de la tôle, des poutres et des barres d’armature, ont été livrées. Les importations de ciment, pour leur part, ont augmenté d’environ 10 % par rapport à 2018, pour atteindre 656 000 tonnes l’an dernier.

Mais la plus grande importation, c'est le sel de voirie : 876 000 tonnes de chlorure de calcium qui sert à entretenir les routes de la ville l’hiver.

Graphique sur l'activité au port de Toronto en 2019.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le port de Toronto a connu une année record en 2019.

Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

Le port de Toronto a permis aussi d’importer quelque 572 000 tonnes de sucre provenant d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, qui est ensuite raffiné en grande partie à l'usine de Redpath, au bord du lac Ontario.

Des voitures et camions dans un embouteillage sur la rue Queen au centre-ville de Toronto.

Le transport par bateau réduit le nombre de camions sur les routes déjà congestionnées.

Photo : Reuters / Andy Clark

Moins de camions sur les routes

L'urbaniste Michel Trocmé souligne que la livraison par bateau permet de désengorger les autoroutes de la région torontoise.

Chacun de ces navires, ça correspond à des centaines de camions. Il faut imaginer ce que ça donnerait sur une autoroute, par jour.

Michel Trocmé, urbaniste
Un homme aux cheveux gris devant un lac.

Michel Trocmé, urbaniste à Urban Strategies à Toronto

Photo : Radio-Canada

Selon l'autorité portuaire, le port a permis de retirer environ 54 000 poids lourds des routes du Grand Toronto, en 2019.

Navires de croisière plus nombreux

Alors que les voyages sur les Grands Lacs gagnent en popularité, le nombre de navires de croisière qui se sont arrêtés au port de Toronto a plus que doublé, pour atteindre 36 l’an dernier.

Un bateau de croisière accroché au port de Toronto.

Le bateau de croisière Victory I qui navigue sur les Grands Lacs l'été et l'automne peut accueillir plus de 200 passagers.

Photo : Radio-Canada

En tout, 12 000 croisiéristes ont visité la Ville Reine, une manne pour le tourisme.

Nous nous attendons à ce que l’activité des bateaux de croisière continue de croître, affirme Geoffrey Wilson de PortsToronto.

Des plateaux de cinéma

Le terminal des navires de croisière sert aussi au tournage de films et de séries télé. L’an dernier, Netflix a élargi sa présence canadienne en s’installant dans huit studios sur la propriété de l’autorité portuaire.

Un édifice avec le logo de Netflix.

Des studios de Netflix ont été aménagés l'an dernier au port de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Vedran Lesic

Face à une pénurie de logements dans la Ville Reine, le lieu est également convoité par les promoteurs immobiliers, souligne M. Trocmé.

Une partie des terrains des Port Lands pourraient un jour changer de vocation. Une filiale de Google propose notamment d’y aménager un quartier « intelligent » et d’y construire des tours d’habitation.

Il y aura de plus en plus de pression sur notre port pour devenir un quartier, un parc, etc., affirme l’urbaniste.

Selon l'autorité portuaire, le port génère plus de 380 millions de dollars en activités économiques chaque année.

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