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Appel à la mobilisation citoyenne pour une salle d'hémodynamie à Rimouski

L'hôpital de Rimouski.

L'hôpital de Rimouski (archives)

Photo : Jean-Pierre Perouma

Radio-Canada

Excédé par l'indécision du gouvernement visant à munir l'hôpital de Rimouski de ce service jugé essentiel, le Comité pour une salle d'hémodynamie à Rimouski demande le soutien de la population.

Après deux discussions avec la ministre de la Santé, Danielle McCann sur le sujet et une conférence téléphonique avec la sous-ministre à la Santé, Lucie Opatrny, le silence se réinstalle quant à l'implantation d'une salle d'hémodynamie à Rimouski.

Cette fois, le Comité pour une salle d'hémodynamie à Rimouski demande aux citoyens de la région de joindre leurs voix à la sienne, et espère que le message passera. Le Comité invite donc la population à signer une pétition à ce sujet.

Un argument en chair et en os

Durant un point de presse, Gaston Bérubé a relaté ce qu'il a vécu il y a quelques semaines à peine, afin de démontrer l'importance pour la région de se munir d'un service d'hémodynamie.

Gaston Bérubé, victime d'un infarctus en janvier dernier, a dû être transféré d'urgence à Québec pour subir un traitement d'hémodynamie.

Gaston Bérubé, victime d'un infarctus en janvier dernier, a dû être transféré d'urgence à Québec pour subir un traitement d'hémodynamie.

Photo : Radio-Canada

Le 16 janvier, au petit matin, le retraité ressent un malaise important à la poitrine et au dos. Tous les signes d'un malaise cardiaque apparaissent. Il se présente à l'hôpital de Rimouski vers 6 h. On établit rapidement un diagnostic d'infarctus du myocarde aigu.

Gaston Bérubé recevra le traitement salvateur à 14 h, huit heures après son arrivée à l'hôpital.

À 8 h, j'aurais été dans une chambre à Rimouski.

Gaston Bérubé

À 8 h, l'homme se trouve plutôt dans une ambulance, en direction de l'aéroport de Mont-Joli. L'avion décolle à 9 h 30 pour Québec, non sans avoir fait un détour à Sept-Îles, raconte M. Bérubé.

D'où son arrivée en début d'après-midi, alors que l'équipe de l'Institut de cardiologie de Québec était prête depuis 11 h du matin. Une de ses artères était obstruée à 80 %.

Pas les coûts, mais la politique

Nathalie Dionne, cardiologue de l'hôpital de Rimouski, considère que le silence des autorités est causé par les orientations politiques en place. La décentralisation des services se trouve à contre-courant de l'approche du ministère de la Santé.

Il y a tellement d'évidences scientifiques derrière ça que ça vient difficile de défendre le statu quo.

Nathalie Dionne, cardiologue de l'hôpital de Rimouski

Et ce n'est pas l'argent qui est surtout en cause, soutient la cardiologue. Déjà, un mécène avait signifié son intention d'endosser les coûts de l'implantation du service.

La cardiologue Nathalie Dionne.

La cardiologue Nathalie Dionne

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Les frais annuels, quant à eux, équivaudraient à ceux des coûteux transferts de patients vers les grands centres.

De son côté, la ministre de la Santé se dit très sensible à tout ce qui touche les services de proximité en santé dans les régions et dit qu'elle poursuit sa réflexion.

Gaston Bérubé, qui a vécu de près les incidences de l'approche actuelle, partage quant à lui l'avis de la cardiologue Nathalie Dionne : Je ne crois pas que ce soit l'argent, mais c'est plutôt une décision politique à prendre. C'est le délai d'intervention auprès d'un patient qui fait la différence.

Ce délai, et la logistique nécessaire au délicat transfert d'un patient en état critique vers Québec, justifierait la nécessité d'implanter le service à Rimouski. Transférer des patients en catastrophe, dans des conditions météorologiques difficiles, ça amène un niveau de stress non seulement au niveau du patient, mais au niveau de l'équipe en général, souligne Nathalie Dionne.

La cardiologue affirme qu'un tel exemple se produit deux fois par semaine, à longueur d'année. Une centaine de cas urgents par année donc, soit 1400 au total.

Au moment d'écrire ces lignes, 1131 personnes avaient signé la pétition.

D'après les informations d'Édith Drouin

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