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Le blocage des trains met des entreprises en péril

Un train immobilisé.

Un train est immobilisé à la gare de triage Turcot.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Jean-François Nadeau

Le blocage des trains par des manifestants autochtones un peu partout au pays a des impacts économiques importants pour plusieurs entreprises de la région. C'est le cas notamment de celles installées au port de Québec.

L'entreprise IMTT-Québec achemine quotidiennement des produits pétroliers vers les Maritimes, Toronto et Montréal.

Entre 40 et 50 wagons par jour transitent par leurs installations.

Ça fait six jours qu'on ne reçoit à peu près aucun wagon du CN et que les wagons qu'on devrait expédier ne peuvent pas partir. Ça affecte environ 60 à 65 % de nos opérations. C'est majeur, affirme le vice-président et directeur du terminal, Michael Kelley.

Si ça continue, on n'aura pas le choix d'envoyer des employés à la maison. Le fardeau fiscal devient trop lourd. On ne pourra pas tenir encore très longtemps, honnêtement

Michael Kelley, vice-président, IMTT-Québec

Les manifestations

Des manifestants bloquent depuis près d'une semaine plusieurs lignes ferroviaires au pays pour appuyer les opposants au projet de gazoduc Coastal GasLink en Colombie-Britannique.

Le CN a annoncé une interruption progressive de ses services dans l'est du Canada, et VIA Rail, partout au pays, jusqu'à ce que cessent les blocages.

Jusqu'à présent, plus de 400 départs de trains du CN ont été annulés.

Les répercussion économiques des barricades

Secteur manufacturier touché

L'arrêt des trains touche aussi le secteur manufacturier de la province. Plusieurs entreprises doivent ralentir ou même arrêter leurs lignes de production.

La situation est catastrophique. Quand on parle du secteur manufacturier via le rail, c'est 4600 wagons par jour qui ne circulent pas. Tous les secteurs sont affectés, que ce soit Danone, des entreprises dans le métal, le secteur automobile, le plastique ou le fabricant de canoés et kayaks Pellican», soutient la présidente-directrice générale des Manufacturiers et exportateurs du Québec, Véronique Proulx.

Certaines entreprises se sont tournées vers le transport routier, mais il ne s'agit pas d'une solution viable à long terme, selon Véronique Proulx.

Le réseau routier est contingenté. Il y a une pénurie de chauffeurs au Québec et les coûts sont excessifs. Ultimement, ces coûts vont être refilés aux consommateurs, estime-t-elle.

Ajouts d'autobus

En ce qui concerne les trains de passagers de VIA Rail, le service interurbain a été interrompu sur l'ensemble du territoire canadien.

Parallèlement, le réseau Orléans Express a annoncé qu'il ajoutait des autobus pour faire la liaison Montréal-Québec.

On a vu la demande de billets exploser hier. Nos autobus se sont remplis. On a ajouté 34 départs entre Québec et Montréal pour répondre à la demande. On emploie 17 personnes de plus aujourd'hui. On travaille avec des compagnies partenaires pour ajouter des départs, explique le directeur des opérations de Keolis Canada, Jean-Philippe Desjardins.

Le milieu des affaires presse les gouvernements provinciaux et fédéral de tout faire pour régler la situation. Il en va de la vitalité économique du pays, selon Véronique Proulx.

Les entreprises qui sont à l'extérieur, aux États-Unis, les investisseurs vont se demander si le Canada est un bon endroit pour faire des investissements quand à tout moment, le réseau ferroviaire peut être pris ou arrêté, craint-elle.

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