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Une église de Saskatoon veut inciter la Ville à interdire les thérapies de conversion

Drapeau aux couleurs de LGBT et une personne en ombre chinoise.

Les thérapies de conversion sont particulièrement controversées.

Photo : La Presse canadienne / Canadian Press

Radio-Canada

L’Église unie du quartier Grosvenor Park, à Saskatoon, demande à la Ville d’interdire les thérapies de conversion, des pratiques controversées qui ont notamment pour objectif de changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.

Dans une lettre adressée au conseil municipal, l’Église unie exprime son mécontentement à propos de cette pratique, affirmant que les thérapies de conversion sont odieuses et qu’elles ont des conséquences dévastatrices.

Cette pratique repose sur la base que les minorités sexuelles et de genre souffrent d’une maladie qui doit être corrigée, peut-on lire dans la lettre qui sera étudiée mardi prochain par le conseil municipal.

Les méthodes de conversion utilisées dans les thérapies peuvent prendre plusieurs formes, notamment celle d’une psychothérapie ou d'une thérapie par aversion, qui vise à changer le comportement d’une personne en l’exposant à un malaise.

Je parle à des gens qui ont suivi une thérapie de conversion et ça n’a pas du tout été utile, affirme Fran Forsberg, une paroissienne qui est aussi la mère d’un enfant transgenre. Elle incite au suicide, particulièrement chez les jeunes.

Gros plan sur le visage de Fran Forsberg qui répond aux questions du journaliste.

Fran Forsberg est d'avis que la Ville de Saskatoon devrait emboîter le pas de plusieurs autres villes au pays qui ont interdit les thérapies de conversion.

Photo : Devin Heroux

Certaines grandes villes au Canada, comme Calgary et Vancouver, ont déjà interdit les thérapies de conversion sur leur territoire.

Le gouvernement fédéral a également annoncé en juillet qu’il envisageait lui aussi d’interdire cette pratique controversée en modifiant le Code criminel.

Ces annonces rassurent Fran Forsberg, mais elle croit qu’il faut d’abord interdire ce type de thérapie localement, puisqu’il faut généralement beaucoup de temps avant de changer quoi que ce soit au niveau fédéral .

Avec les informations de David Shield

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