•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des entreprises de Bécancour pénalisées par le blocage des chemins de fer

DSC03468

Les manifestants bloquent les voies ferrées en solidarité avec les chefs héréditaires des Wet’suwet’en qui s'opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink, en construction en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Les conséquences du blocus de chemins de fer du CN se font déjà sentir dans la région. Des entreprises de Bécancour craignent pour leurs activités de production.

L’entreprise de produits chimiques Olin est particulièrement touchée par l’arrêt du transport de marchandises. Livraison retardée, production au ralenti. Notre taux d’opération est au minimum. Et nous voulons faire le maximum pour assurer l’approvisionnement de nos clients explique Pierre Ducharme, directeur de l’usine Olin à Bécancour.

L’usine qui emploie 150 travailleurs envisage de cesser temporairement la production dès lundi si le conflit perdure.

Une question est sans réponse : celle du délai encouru avant la levée des barricades, s'inquiète Pierre Ducharme.

L’entreprise Olin espère une sortie de crise le plus rapidement possible avant d’en arriver à un arrêt de sa production.

Des entreprises dépendantes du transport ferroviaire

Olin n’est pas la seule entreprise à être touchée par le blocage des chemins de fer. Et pour cause, elle n’est pas la seule dans la région à être dépendante de la voie ferroviaire pour le transport de ses marchandises.

On a des entreprises chez nous qui, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ont absolument besoin de la fiabilité pour respecter les délais pour leurs clients et la très grande majorité utilise le chemin de fer pour l'entrée et la sortie de leurs produits. Ça a donc un effet sur la production, explique Maurice Richard à propos du parc industriel et portuaire de Bécancour qu’il préside.

Il faut absolument que les voies soient libérées. Si ça perdure encore plusieurs jours il y aura de plus en plus d’impacts négatifs.

Maurice Richard, président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour

Maurice Richard rappelle que l’alternative au train n’est pas toujours facile à trouver pour certaines entreprises. Les entreprises n’ont pas d’autres choix que d’attendre et de regarder des alternatives, par voie terrestre par exemple, mais c’est plus compliqué. Dans certains cas, c’est des matières assez spéciales qui nécessitent toute une sécurité. Et puis il ne faut pas oublier que nous sommes en saison hivernale. C'est plus sécuritaire d’utiliser le chemin de fer.

Deux blocages en moins de 6 mois

Le président-directeur général du parc industriel et portuaire de Bécancour rappelle que ce blocage de chemins de fer est le deuxième en moins de 6 mois. À l’automne dernier, ce sont des employés du CN qui avaient bloqué les trains pour faire entendre leurs revendications. C’est la deuxième fois que la problématique se pose. On espère que ce ne sera pas encore répétitif et que ça devienne ensuite une méthode avertit Maurice Richard.

En tout 10 grosses entreprise du parc portuaire sont touchées par la crise à différents degrés.

La société du parc industriel et portuaire de Bécancour estime que le chemin de fer devrait être considéré comme un service essentiel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !