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Le rapport Yale est « encourageant » pour la francophonie canadienne

Huit télévisions empilées les unes sur les autres en forme de pyramides dans un champ de blé.

Les deux organismes voudraient que les communautés francophones en milieu minoritaire aient davantage accès à du contenu local radio, télé et web.

Photo : getty images/vetta / xavierarnau

La Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) et la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada saluent certaines recommandations du rapport Yale sur l'encadrement des communications au Canada. Celles-ci pourraient donner une plus grande place au contenu local et aux communautés francophones en milieu minoritaire.

Serge Quinty, directeur des communications de la FCFA du Canada, trouve encourageant que plusieurs recommandations présentées par son organisme au comité Yale aient été prises en compte dans le rapport.

Outre la question de la réglementation des géants du Web, qui faisait partie des points d’intérêt de la FCFA, la recentralisation du rôle de Radio-Canada pour le contenu local fait partie des points importants du rapport, dit-il.

On veut tenter de renforcer les obligations de refléter les communautés francophones en milieu minoritaires, pas seulement dans les régions, mais au national, explique Serge Quinty. Qu’on leur assure un reflet pancanadien.

Représentation des communautés francophones

La FCFA se réjouit que le rapport recommande la prise en compte des communautés de langues officielles dans la nomination des membres des conseils d’administration de CBC/Radio-Canada.

Avant la nomination de l’acadien René Légère au conseil d'administration en 2017, presque tous les membres étaient unilingues anglais, souligne Serge Quinty.

De son côté, la FCCF dit applaudir et encourager différentes recommandations comme l’établissement d’un comité consultatif de 25 personnes afin de permettre aux communautés francophones d’être représentées auprès des conseillers du CRTC.

Pour la FCFA, c’est un bémol. Ce comité demeure seulement consultatif, on voulait une représentation sur l’instance, indique Serge Quinty.

Assurer la « découvrabilité » du contenu

Pour Marie-Christine Morin, la directrice générale de la FCCF, garantir l’accès au contenu local qui reflète nos communautés dans une « mer numérique » est un autre point majeur du rapport Yale.

La FCCF, dans son communiqué de presse, dit soutenir la recommandation du rapport qui stipule que la Loi sur la radiodiffusion doit refléter la diversité des voix qui existent au Canada, assurer la création de contenu par et pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire, et en garantir l’accès.

Même son de cloche chez la FCFA, qui considère que des exigences devraient être imposées aux entreprises médiatiques pour qu'elles mettent en valeur leurs contenus locaux.

Serge Quinty évoque également l'importance de la recommandation du rapport sur les discussions que les entreprises médiatiques devront avoir avec le CRTC au sujet du fonctionnement des algorithmes qui déterminent quels contenus vont être proposés.

Vers la fin des publicités à Radio-Canada

Le comité Yale recommande que CBC/Radio-Canada retire progressivement les publicités de ses contenus.

La FCFA et la FCCF appuient cette mesure, mais indiquent que le gouvernement doit s’engager à soutenir financièrement le diffuseur public pour compenser ce manque de fonds.

On a une position historique à la FCFA selon laquelle il faut soustraire le diffuseur public de cette logique commerciale, approuve Serge Quinty.

Un rapport déterminant?

Pour Serge Quinty, les 97 recommandations du rapport Yale ne vont pas régler tous les problèmes, mais sont nécessaires pour mettre à jour l’encadrement des communications selon les réalités de 2020.

La dernière modernisation de la loi canadienne de la radiodiffusion remonte à 1991. Depuis, le monde a beaucoup changé, souligne-t-il, surtout d’un point de vue numérique.

Une chose qui est sûre, on ne pourra plus passer 30 ans sans changer la législation sur la radiodiffusion et les télécommunications au Canada, conclut-il.

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