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Les médecins du Nouveau-Brunswick s’opposent à la fermeture des urgences la nuit

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Malgré une rencontre avec le Réseau de santé Vitalité, ils ne sont pas rassurés.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Des médecins sont inquiets à la suite de l’annonce de la fermeture pendant la nuit des urgences de six hôpitaux. Malgré une rencontre avec le Réseau de santé Vitalité, ils ne sont pas rassurés du plan proposé et de son efficacité.

À la suite de la rencontre, on est sortis avec une insécurité, on n'a pas senti qu'on était écoutés, parce que dans le fond, chaque fois qu'on apportait des suggestions ou qu'on apportait des questions, on n’avait aucune personne qui prenait des notes à la table devant nous, déplore la Dre Marie-Claude Bourdages, chef de département au service d’urgences de l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent.

La Dre Marie-Claude Bourdages, chef de département au service d’urgences de l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent.

La Dre Marie-Claude Bourdages, chef de département au service d’urgences de l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Des professionnels de la santé demandent à la province et aux réseaux Vitalité et Horizon de revoir leur plan, mais aussi leur date butoir du 11 mars.

Notre position est unanime, dit la Dre Marie-Claude Bourdages. On s'oppose au plan de fermetures des urgences le soir. [O]n réalise et on sait que ça pose un risque pour la population côté santé.

La médecin craint des scénarios extrêmes et soutient qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort.

Il peut y avoir des conséquences néfastes par rapport à la condition qui devient de plus en plus critique au patient ou on peut même parler de décès, renchérit-elle.

Le gouvernement de Blaine Higgs justifie ces fermetures en rapportant que les services d’urgences des six hôpitaux concernés ne reçoivent que quatre ou cinq patients durant la nuit. Mais la médecin estime qu’il est irresponsable de considérer ces personnes comme des numéros.

Ces quatre à cinq cas urgences, ce sont des cas qu'ils ont le droit d'avoir des soins pour leur sauver la vie. Ce n'est pas parce qu'on demeure dans une région rurale parce qu'on est seulement quelques cas qu'on n'a pas le droit de se faire sauver la vie, dit-elle.

La Dre Josée Sirois, représentante en médecine familiale à l'Hôpital Stella-Maris-de-Kent, affirme pour sa part que les transferts entre hôpitaux s’effectuent parfois difficilement, même en journée.

La Dre Josée Sirois représente les médecins de famille.

La Dre Josée Sirois représente les médecins de famille.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Bien qu’elle consente que la réforme puisse fonctionner en théorie, elle voit mal comme elle pourra être mise en pratique.

Même pour transférer un patient par jour, ça peut prendre des fois quelques heures, parce que les ambulanciers peuvent être pris sur la route avec des cas urgents, des accidents de la route, des conditions médicales aiguës. Ils n’ont malheureusement pas les ressources pour être capables de faire les transferts d'un hôpital à l'autre.

Vitalité ne nous a pas offert de plan alors ça va être très difficile à gérer. Coté logistique, moi je pense que c’est impossible. On a un très gros problème de transport avec les ambulances.

Dre Marie-Claude Bourdages, chef de département au service d’urgences de l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent

Le premier ministre Blaine Higgs affirme que sa réforme vise entre autres à améliorer l’accès aux médecins de famille. Aux yeux de la Dre Bourdages, cette solution est illogique.

Notre médecin urgentologue n'a pas de pratique famille de médecine de famille, alors ça ne va pas se traduire en augmentation d'accès pour des soins de santé le lendemain, explique-t-elle.

Avec les informations de Wildinette Paul

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