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Catherine Dorion prononce un discours.

La députée Catherine Dorion s'est adressée aux gens réunis au Café Cambio.

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

Pascal Girard

C’est devant une foule survoltée de 200 personnes que les députées de Québec solidaire, Catherine Dorion et Ruba Ghazal, ont tenu un événement pour enseigner aux gens « Comment gagner contre GNL Québec », ce qui était le titre de la soirée.

La soirée se tenait jeudi soir au Café Cambio sur la rue Racine à Chicoutimi.

Elles ont pris la parole après quelques conférenciers plus locaux, comme la poète Marie-Andrée Gill, de Mashteuiatsh, et Jean Paradis, président et fondateur de Négawatts Production ainsi que militant écologiste bien connu de longue date.

Une femme à un lutrin devant une foule.

La députée de Mercier, Ruba Ghazal, a pris la parole devant quelque 200 personnes pour l'événement «Comment gagner contre GNL Québec».

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

Ruba Ghazal, députée de Mercier, a été la première des deux députées à livrer son message.

« C’est du colonialisme, mais avec des techniques de communication de 2020. Mais les gens ici ne se laissent pas impressionnés par leurs méthodes », a-t-elle lancé en faisant référence aux personnes présentes dans la salle.

Plus tard, elle s’en est pris au premier ministre François Legault. « Quand François Legault se lève à l’Assemblée nationale et qu’il répond à Manon Massé “14 milliards, 14 milliards”, ses yeux brillent. Notre PM est déconnecté de la réalité des gens », a-t-elle enchaîné.

Par la suite, Catherine Dorion, députée de Taschereau, a fait son entrée sur la petite scène tout à l’arrière du restaurant. Question d’être plus visible, elle est montée sur une banquette le long du mur. « C’est pas juste GNL, c’est pas juste le Saguenay, c’est pas juste l’Abitibi. C’est tout le Québec qui est en train de se réveiller. [...] Quand vous allez gagner, c’est tout le Québec qui va gagner », a-t-elle lancé à la foule qui l’acclamait.

Une femme devant deux personnes sur une scène.

Après la députée Catherine Dorion, deux porte-paroles régionaux ont pris la parole.

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

Pour terminer, deux porte-paroles de Québec solidaire pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont adressés aux gens présents. « Il y a une majorité de gens qui ne sont pas derrière nous. Ce qu’on a besoin de faire, c’est de constituer un appui public contre le projet. Notre responsabilité est de nous organiser et de convaincre les gens que c’est un mauvais projet », a lancé Andrée-Anne Brillant.

Elle a promis que d'autres événements auront lieu, en tenant bien compte que la salle réservée pour l'activité de jeudi s'est avérée trop petite. Quelques dizaines de personnes n'ont pu entrer.

Karine Trudel arrive trop tard

La porte-parole de « Je crois en ma région », Karine Trudel, n’a pu entrer jeudi soir au Café Cambio pour l’événement « Comment gagner contre GNL Québec », étant arrivée après la fermeture des portes.

C’est qu’il avait été entendu qu’il ne pourrait y avoir plus de 200 personnes pour une raison de sécurité. D’ailleurs, des agents de sécurité se trouvaient à l’entrée et le décompte des personnes présentes s’est fait au fur et à mesure. L'activité débutait à 19 h.

On a même cogné dans la fenêtre. On aurait aimé être là pour entendre les propositions pour le développement économique, a affirmé la porte-parole.

Karine Trudel interpellée.

Karine Trudel a été interpellée lors d'une entrevue qu'elle accordait à Radio-Canada à l'extérieur du Café Cambio.

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

Karine Trudel faisait partie d’un groupe de sept représentants. Seulement deux d’entre eux ont réussi à entrer à l’intérieur. Ils feront un compte-rendu de l’événement.

Il faut bien souligner que Karine Trudel comprenait très bien l’impératif de limiter le nombre de personnes à l’intérieur du restaurant.

L’ancienne députée néodémocrate avait lancé un défi cette semaine aux députées Ruba Ghazal et Catherine Dorion d’arriver avec des propositions concrètes pour développer le Saguenay-Lac-Saint-Jean et non seulement s’opposer à GNL Québec.

Par ailleurs, Karine Trudel a été interpellée par deux citoyens alors qu'elle accordait une entrevue à l'extérieur du Cambio à la demande de Radio-Canada. Les deux jeunes hommes lui ont reproché son embauche par « Je crois en ma région ». Un d'entre eux a dit avoir travaillé et milité pour Karine Trudel en campagne électorale avec le Nouveau Parti démocratique. Il lui a dit être très déçu d'elle.

Une réponse à « Je crois en ma région »

Interrogée par Radio-Canada après la fin de l'événement, Catherine Dorion a répondu à la demande de Karine Trudel.

Oui, il y a énormément de projets qui naissent. Toute l’industrie touristique, c’est super fort. Il y a plein de choses qu’on peut développer autour, le numérique, la culture, la biomasse, la foresterie. On peut faire des bâtiments en bois. Il y a de l’aluminium sans carbone, il y a toutes sortes d’affaires, [...] l’agriculture locale, les marchés publics...

Catherine Dorion, députée de Québec solidaire

Il suffit de laisser la parole aux Saguenéens et aux Jeannois, a-t-elle laissé entendre avant de s'en prendre aux investisseurs derrière GNL Québec. Il y a plein de monde ici qui ont un million d’idées. Il faut juste qu’on soit capable de les écouter au lieu de donner toute la parole à des milliardaires des États-Unis qui sont “parkés” dans des paradis fiscaux, a-t-elle poursuivi.

Un conseiller municipal sur place

Un conseiller municipal de Saguenay était présent lors de l'assemblée, soit le nouvel élu du secteur de Lac-Kénogami, Jimmy Bouchard. Il a dit être simplement présent pour écouter les arguments et les informations. Il s'est dit ouvert à participer à d'autres séances d'information, dont de GNL Québec. Il n'a pas voulu faire de lien avec son vote contre la résolution appuyant « Je crois en ma région » lors du dernier conseil de ville. Il a toutefois réitéré ne pas être d'accord avec l'utilisation de fonds publics pour soutenir les grands projets. Rappelons que Promotion Saguenay paie le salaire de Karine Trudel, soit 33 000 $ pour quatre mois, et a donné un contrat de relations publiques sur les grands projets à Tact Intelligence-conseil, pour 42 000 $.

Encore une fois, très mal à l’aise avec ce principe-là. Je ne pense pas que l’argent public doit servir à promouvoir des grands projets ou à promouvoir des intérêts privés. Je comprends qu’on est sur la ligne. La ligne est très mince. Moi, personnellement ça me rend mal à l’aise.

Jimmy Bouchard, conseiller du district #1

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Saguenay–Lac-St-Jean

Développement économique