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Interruptions du CN : les Maritimes craignent encore une fois une pénurie de propane

Un travailleur ferroviaire traverse une voie ferrée devant une locomotive du CN dans une gare de triage.

Un train du Canadien National à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Dans l'est du pays, des entreprises de distribution de gaz propane rationnent leurs stocks en raison des blocages de voies ferrées en cours un peu partout au Canada.

Selon l'Association canadienne du propane, la situation est encore plus critique que lors de la grève d'une semaine des travailleurs du CN survenue en novembre dernier.

Dans le contexte de la grève du CN, on pouvait quand même [transporter du propane] parce qu’il y avait 20 % des effectifs qui étaient assignés à transporter les marchandises. Même si on a eu des craintes dans certaines provinces de manquer de propane, on pouvait quand même compter sur une petite partie de propane qui circulait. Mais là, il n'y a rien qui bouge, confirme Nathalie St-Pierre, présidente de l’Association canadienne du propane.

Au Québec et dans les Maritimes, les réserves de propane seraient à sec dans environ cinq jours si les blocages de voies ferrées continuent un peu partout au pays.

Au Québec et [dans] les Maritimes, il y a 80 à 85 % qui est transporté par rail. Donc, les impacts sont importants. On parle dans ces provinces-là de réserves pour quelques jours, cinq jours. Donc, il faut absolument qu’on puisse voir la situation se résoudre le plus rapidement possible, indique-t-elle.

Elle ajoute que près des trois quarts du propane acheminé en Atlantique est utilisé pour le chauffage.

Le CN a annoncé jeudi une interruption progressive de ses services dans l'est du Canada, et VIA Rail, partout au pays, jusqu'à ce que cessent les blocages dus aux manifestations autochtones.

Des manifestants tiennent un drapeau où il est écrit "Respectez la loi Wet'suwet'en" et "Pas de consentement, pas de pipeline".

Plus d'une centaine de manifestants se sont rassemblés devant les bureaux de la Gendarmerie royale du Canada à Etobicoke pour dénoncer les actions de l'agence gouvernementale.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Ian Wilson, président de la société Wilson Fuel, basée à Halifax, souhaite que le gouvernement fédéral mette fin aux manifestations en soutien aux chefs héréditaires de la Première Nation Wet’suwet’en, opposés au projet de gazoduc Coastal GasLink.

Bien que certaines personnes considèrent cela comme une forme de protestation légitime, je ne suis pas du tout d'accord. Je dirais franchement que cela s'apparente plus au terrorisme, car la définition du terrorisme est l'utilisation de la violence et de l'intimidation contre les populations civiles pour faire avancer vos opinions politiques, et je pense que c'est une bonne description de ce qui se passe, déclare-t-il.

Aucune présence de violence n’a été rapportée sur les lieux de manifestations.

Recherche de solutions

Nathalie St-Pierre a tenu des propos plus modérés, mais elle pense elle aussi que les manifestations devraient cesser.

Nous ne nions pas le droit des gens à manifester, dit-elle. Cela empêche beaucoup de gens d'obtenir les produits dont ils ont besoin, pas seulement le propane, mais d'autres types de produits dont ils dépendent. Et donc, étant donné que l'infrastructure ferroviaire est si importante au Canada, il est évident que ce conflit doit être résolu le plus rapidement possible.

M. Wilson précise qu'en raison de la baisse des stocks, la priorité est donnée aux clients qui utilisent le propane pour se chauffer.

Avec les informations d'Olivier Lefebvre et de Paul Withers, CBC

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