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GNL Québec : Québec solidaire sort l’artillerie lourde

Catherine Dorion, un micro à la main.

Catherine Dorion a rencontré des étudiants du Cégep de Chicoutimi jeudi.

Photo : Radio-Canada

Mélyssa Gagnon

La mobilisation s'organise pour contrer le projet d'implantation d'une usine de gaz naturel liquéfié par l'entreprise GNL Québec à La Baie. Les députées de Québec solidaire (QS) Catherine Dorion et Ruba Ghazal sont de passage dans la région jeudi pour faire campagne contre le projet et inviter la population à s'y opposer.

Moi je trouve que le Saguenay mérite mieux que ça. L’Abitibi mérite mieux que ça aussi, martèle d’emblée Catherine Dorion, qui est allée à la rencontre d’étudiants du Cégep de Chicoutimi en après-midi.

Catherine Dorion et Ruba Ghazal, qui est porte-parole de son parti en matière d'environnement, débarquent donc au Saguenay-Lac-Saint-Jean, berceau du projet de GNL Québec, pour dire que le projet n’a absolument rien de bon.

Si on n'était pas dans une crise du climat qui nécessite que d'ici 10 ans, on ait réduit nos gaz à effet de serre de 50 % et, d'ici 30 ans, en totalité, ça pourrait être un projet correct. Mais là, on va développer une expertise. On va tout chambouler l'économie d'une région, on va aller chercher dans la main d'oeuvre dans une industrie qui en manque déjà pour l'envoyer dans GNL?, note la députée de Taschereau.

Catherine Dorion note que le mouvement d’opposition à GNL Québec prend de l'ampleur.

Évidemment, on est parmi des gens qui sont crinqués, qui ont envie de se mobiliser et qui sont en train de grandir en nombre. Ce qui est beau, c’est de voir plein de monde et ça vient du populaire. Il n’y a pas un porte-parole payé, comme Karine Trudel, qui est payée 33 000 piastres pour faire passer des arguments comme ça et qui est payée pour ça, enchaîne-t-elle.

La députée nuance les propos de la porte-parole du groupe « Je crois en ma région », Karine Trudel, qui soutient que 64 % des citoyens de Saguenay appuient le projet d’implantation d’un gazoduc et d’une usine de liquéfaction.

Ceux qui disent, non, c’est un mauvais projet, sont en train de sortir dans le journal, sont en train de se mobiliser, sont en train de faire parler de l’autre côté de la médaille, affirme-t-elle.

Au Cégep de Chicoutimi, l’opposition à GNL se fait sentir.

La majorité des jeunes ne veulent pas travailler dans une usine comme GNL Québec. On voit des débouchés partout ailleurs. Et si on veut freiner l’exode des jeunes, à nos yeux, c’est pas en créant le même genre de projets qui sont créés depuis des années, c’est en créant des projets qui sont nouveaux, dit Étienne Mailloux, président de l’Association étudiante.

Jean-Simon Gagné-Nepton, étudiant à l’UQAC, abonde dans le même sens.

C’est le pouvoir de l’argent qui tente de s’imposer de force au sein des institutions régionales. Foncièrement, je suis contre, de plusieurs manières, mentionne-t-il.

De nombreux militants sont attendus jeudi soir au Café Cambio, dans le cadre de l’événement Comment gagner contre GNL Québec. Les deux députées de QS seront sur place. L’objectif et de former un comité de mobilisation et de lui fournir des outils.

Gazoduq

Fruit du hasard, le passage des députées de Québec solidaire survient la journée même où l’Agence d’évaluation d’impact du Canada tient des rencontres d’information sur l’évaluation d’impact du projet de Gazoduq.

L’Agence, qui était de passage à Roberval mercredi, ira à la rencontre des citoyens d’Alma vendredi.

La gestionnaire de communauté à l'Agence d'évaluation d'impact du Canada, Catherine Belley-Jourdain.

La gestionnaire de communauté à l'Agence d'évaluation d'impact du Canada, Catherine Belley-Jourdain.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

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Saguenay–Lac-St-Jean

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