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Possible cas de proxénétisme aux Promenades Gatineau

La porte 2 des Promenades Gatineau.

Une plainte de sollicitation et de proxénétisme aux Promenades Gatineau a été déposée vendredi auprès du service de sécurité des Promenades.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un signalement de proxénétisme a été fait en lien avec un incident survenu vendredi dernier, au centre commercial Les Promenades Gatineau.

Le directeur senior expérience client des Promenades Gatineau, Patrice Perron, a confirmé, en entrevue téléphonique qu'une plainte avait été formulée auprès du service de sécurité du centre commercial.

Selon ce dernier, une employée d'une boutique aurait été dérangée, voire harcelée sur son lieu de travail par quelqu'un de l'extérieur.

La plainte a été redirigée vers le SPVG.

On a reçu de l’information à l’effet qu’il y aurait eu de la sollicitation pour de la prostitution, pour recruter des femmes [...] aux Promenades, indique la porte-parole pour le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Andrée East.

À ce stade, l'information que détient de SPVG n'est que très préliminaire. Les enquêteurs vérifient l'information obtenue avant d'ouvrir une enquête en bonne et due forme.

Notre travail, c’est de rencontrer les gens impliqués, les gens qui nous ont envoyé l’information pour en avoir davantage.

Andrée East, porte-parole du SPVG

Il faut entre autres déterminer si des infractions ont été commises, afin de mieux orienter l'enquête, selon Mme East.

Gatineau, point central en matière de proxénétisme

Avec la proximité d’Ottawa, on est un peu une plaque tournante, en matière de passage, avance la porte-parole.

Le service de police est conscient que le proxénétisme est un enjeu présent à Gatineau et dispose d'ailleurs de deux sergents détectives qui font partie de l'Équipe intégrée de lutte au proxénétisme qui travaille ici même à Gatineau.

L'agente East rappelle qu'il s'agit d'une problématique interprovinciale et que plusieurs mesures sont mises en place pour en limiter les conséquences.

Ce sont des crimes qui sont un peu plus difficiles à prévenir, mais nous avons des policiers éducateurs dans chaque école.

Andrée East, porte-parole du SPVG

Les chiffres concernant le nombre de plaintes de proxénétisme faites à Gatineau n'ont pas été dévoilés au moment d'écrire ces lignes.

Andrée East, en entrevue à l'extérieur du quartier général du Service de police de Gatineau.

L'agente Andrée East soutient qu'il ne s'agit que de la pointe de l'iceberg.

Photo : Radio-Canada

La sollicitation, ça peut se faire un peu n’importe où, mais davantage on va le voir en ligne, c’est ce qui contribue à la grandeur du chiffre noir, ajoute-t-elle cependant.

Par chiffre noir, cette dernière fait référence aux nombreuses victimes qui, par peur de représailles ou parce qu’elles ne veulent pas s’engager dans un processus judiciaire, refusent de porter plainte.

Qui sont ces filles recrutées?

Selon le professeur émérite associé à l’Institut de recherches et d'études féministes, Richard Poulin, les jeunes filles ou les jeunes garçons ont un point en commun : leur vulnérabilité.

Dans le cas qui nous préoccupe, des jeunes tentent de recruter de jeunes filles pour la prostitution, ce sont des prédateurs sexuels qui repèrent les proies qui sont dans une position de fragilité, a-t-il dit en entrevue à l’émission les Matins d’ici.

La moyenne d’âge pour le recrutement des adolescentes au Canada c’est 14 ans, a affirmé l’expert.

Ce sont souvent des jeunes qui viennent souvent de foyers dysfonctionnels, 85% des femmes prostituées ont été victime d’agression sexuelle dans leur enfance, sans doute qu’il y a des parents qui sont bien et que leur jeune fille est recrutée, mais c’est une infime minorité des cas, a-t-il ajouté.

Monsieur Poulin a soutenu que la prostitution et le recrutement ne touchent pas seulement les filles.

Pour les jeunes hommes, c’est souvent dû à un rejet à cause de leur orientation sexuelle qui fait que ceux-ci fuguent et sont à ce moment plus susceptible d'être séduits par des proxénètes dans le but d'être exploité sexuellement.

Monsieur Poulin a conclu en rappelant que l’enseignement est la clé.

Pour l'instant, les jeunes prennent leurs informations et leurs visions de la sexualité par le porno,en fait, je dirais que la porno c'est de la propagande pour la prostitution, ajouté l'expert.

Depuis des années nous réclamons un vrai cours d’éducation sexuelle, entre autres pour donner plus confiance aux gens et pour comprendre tout le processus du recrutement, a-t-il expliqué.

Avec les informations de Mama Afou

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