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Annonce d'une enquête sur le suicide d'un Autochtone sous la tutelle de la province

Portrait d'un jeune homme.

Le jeune homme de 16 ans a été vu vivant pour la dernière fois en octobre 2017 près du foyer collectif de Flamborough. Sept mois plus tard, son corps a été retrouvé dans les environs.

Photo : Police de Hamilton

Radio-Canada

La coroner pour l'Ouest de l'Ontario, Dre Karen Schiff, a annoncé la tenue d'une enquête sur la mort du jeune Devon Freeman, qui s'est suicidé à l'âge de 16 ans alors qu'il était sous la tutelle du gouvernement provincial.

Il avait été porté disparu du centre Lynwood Charlton, le foyer collectif où il résidait en octobre 2017, et avait été retrouvé sans vie près de cet endroit, le 12 avril 2018.

La famille de Devon et des membres de la communauté qui demandaient cette enquête publique ont donc obtenu gain de cause.

Selon un communiqué, l'enquête de la coroner régionale principale pour la région de l'Ouest, bureau de Hamilton, portera sur les circonstances entourant le décès de M. Freeman, et le jury pourra faire des recommandations visant à prévenir d'autres décès.

La docteure Karen Schiff n'a toutefois pas indiqué quand cette enquête publique aura lieu.

Dans leur lettre exigeant une enquête du coroner, la grand-mère de Devon, Pamela Freeman, et la Première Nation chippewa de l'île Georgina avaient souligné qu'un manque d'information sur ses antécédents en matière de santé mentale avait entaché la façon dont la police de Hamilton a réagi à sa disparition, le qualifiant à plusieurs reprises de fugueur plutôt que d'adolescent risquant de s'automutiler.

Il est important que toute son histoire soit étudiée et racontée au public, dans son intégralité et en détail, par l'entremise du véhicule d’une enquête, peut-on lire dans la lettre. Il est d’intérêt public d’exposer ces nombreuses lacunes et nombreux problèmes systémiques d’un système de protection de l'enfance qui a finalement laissé tomber Devon, qui a contribué à sa mort, et qui met d'autres enfants dans des circonstances similaires en danger - surtout si ces enfants partagent l'héritage autochtone de Devon.

L'affaire Devon présente des similitudes avec une douzaine d'autres dossiers récemment examinés par le bureau du coroner en chef l'année dernière.

Après qu'un panel a analysé la mort de 12 jeunes pris en charge par le système de protection de l'enfance de la province, le Dr Dirk Huyer a conclu qu'une mauvaise communication entre les principaux acteurs risquait de priver les enfants des soins dont ils avaient besoin.

Les deux tiers des enfants dont les cas ont été examinés étaient autochtones, la plupart sont des suicides et ont tous souffert de problèmes de santé mentale lorsqu'ils vivaient loin de chez eux.

Shannon Crate, une représentante de bande de la Première Nation chippewa de l'île Georgina,  d'où est originaire Devon Freeman, espère que l'enquête fera la lumière sur les lacunes de communication et aboutira à des recommandations pour protéger les futurs enfants autochtones du destin tragique de Devon.

Ce que j'espère, c'est que nous apprenons, que nous guérissons, que nous grandissons et que nous faisons mieux, a-t-elle déclaré.

Avec les informations de La Presse canadienne

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Toronto

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