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VIA Rail annule ses trains partout au Canada; le CN, dans l'est du pays

Deux trains du CN.

Le CN affirme qu'il doit interrompre son service dans l'est du pays, puisque la situation en Ontario n'est pas sur le point de s'arranger.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Le CN annonce une interruption progressive de ses services dans l'est du Canada, et VIA Rail, partout au pays, jusqu'à ce que cessent les blocages dus aux manifestations autochtones, notamment en Ontario.

Le CN affirme que ces mesures pourraient entraîner sous peu des licenciements temporaires au sein de son personnel opérationnel dans l’est du Canada.

Avec plus de 400 trains annulés depuis la semaine dernière et de nouvelles manifestations qui ont eu lieu à des endroits stratégiques sur notre voie principale, nous avons décidé qu’une interruption progressive de nos opérations dans l’est du Canada était l’approche responsable à prendre pour la sécurité de nos employés et des manifestants.

Jean-Jacques Ruest, président-directeur général du CN
Deux hommes autour du feu d'un campement, situé sur la voie ferrée, à Listuguj.

Des membres de la communauté micmaque de Listuguj, en Gaspésie, ont installé cette semaine un campement sur une voie ferrée, en appui aux chefs héréditaires Wet'suwet'en de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

En ce qui a trait à VIA Rail, le service interurbain sera interrompu sur l'ensemble du territoire canadien.

Toutefois, les services de trains de banlieue, tels que Metrolinx et exo, pourront continuer à fonctionner tant qu'ils peuvent le faire en toute sécurité, a ajouté le PDG.

Via Rail a indiqué qu'elle offrait un remboursement complet de tous les voyages annulés, ajoutant qu'en raison du volume de transactions, le traitement du remboursement pourrait prendre jusqu'à 15 jours.

Parallèlement, le réseau Orléans Express a annoncé qu'il ajoutait des autobus pour faire la liaison Montréal-Québec.

Par ailleurs, le service de trains de banlieue entre Candiac et Montréal était toujours interrompu jeudi à cause de l'occupation des voies à Kahnawake depuis la fin de semaine dernière.

Les Teamsters craignent les conséquences

Le syndicat des Teamsters a fait écho au CN en affirmant que ces blocus menacent les emplois de 6000 travailleurs. Il demande au gouvernement fédéral d'intervenir.

Ces blocus ont un impact catastrophique sur les Canadiens qui n'ont rien à voir avec le gazoduc Coastal GasLink.

François Laporte, président de Teamsters Canada

Cela fait une semaine que des Autochtones bloquent plusieurs lignes ferroviaires au pays pour appuyer les opposants au projet de gazoduc Coastal GasLink en Colombie-Britannique.

Le CN a demandé et obtenu des injonctions des tribunaux et a demandé l'aide des organismes d’application de la loi pour les blocages illégaux en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique. La situation est réglée au Manitoba et est en voie de l'être en Colombie-Britannique, mais en Ontario, les injonctions n’ont toujours pas été appliquées et continuent d’être ignorées par les manifestants.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, et le gouvernement fédéral ont accepté de rencontrer les chefs héréditaires de la nation Wet'suwet'en, et le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller, les manifestants de Belleville en Ontario. Dans les deux cas, l'offre est conditionnelle à ce que les manifestants démantèlent leurs barrages.

À Québec, le premier ministre François Legault a déclaré qu'il avait discuté avec son homologue ontarien, Doug Ford, de ce dossier qui crée beaucoup d'inconvénients et au Québec, et en Ontario, a-t-il dit.

On est tous les deux d'accord pour dire que c'est d'abord un problème fédéral – on parle d'un gazoduc en Colombie-Britannique –, c'est à Justin Trudeau à régler le problème, a soutenu M. Legault.

La valeur du transport de marchandises sur le réseau du CN s'élève à 250 milliards de dollars par année. Quelque 50 % des exportations canadiennes sont acheminées par voie ferroviaire.

De Munich, en Allemagne, le premier ministre Justin Trudeau a déclaré que la situation était préoccupante et qu'il la suivait de près. Il a notamment discuté avec le premier ministre Horgan.

On va continuer de rappeler aux gens qu’on est un État de droit et on va s’assurer que les lois soient suivies, a dit M. Trudeau. Le premier ministre quitte l'Allemagne vendredi soir pour rentrer au pays.

Avec les informations de La Presse canadienne

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