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Portrait des jeunes de 15 à 29 ans en Abitbi-Témiscamingue

Activité de SUP, pour «stand up paddleboard», au lac Marlon, près de Rouyn-Noranda

L'Institut de la statistique du Québec prévoit une légère diminution des jeunes de 15 à 29 ans en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Facebook : VIVO sup

Le nombre de jeunes de 15 à 29 ans pourrait diminuer de 3 % en Abitibi-Témiscamingue d'ici 2038. L'Institut de la statistique du Québec dévoile ses prédictions dans un rapport intitulé Regard statistique sur la jeunesse.

Il s'agit d'une différence notable avec les prévisions de l'ensemble du Québec, qui estiment quant à eux une hausse de 10 % du nombre de jeunes de 15 à 29 ans. L'Abitibi-Témiscamingue affiche en ce sens un écart de 13 % avec les prédictions du reste du Québec.

Fluctuation de la population de 15 à 29 ans

  • Abitibi-Témiscamingue : -3 %
  • Ensemble du Québec : +10 %

Ce n'est pas la première fois qu'un rapport de l'Institut de la statistique du Québec présente des projections de déclin démographique. En Abitibi-Témiscamingue, il prévoit aussi une diminution des personnes âgées de 20 à 64 ans de 13,2 % entre 2016 et 2041.

Par ailleurs, la région enregistre une très faible augmentation de sa population depuis 2018, avec une hausse de 0,6 %. Elle fait partie des régions ayant enregistrées un des taux les plus faibles .

Comment expliquer cet exode?

La principale raison pourquoi les jeunes quittent la région est liée aux études à l'extérieur de la région. Ici, on offre de belles formations collégiales et universitaires, mais on ne comble pas tous les besoins des jeunes, explique Claire Bolduc, la préfète de la MRC Témiscamingue et présidente de la conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue.

À l'heure actuelle, Claire Bolduc dit se concentrer à perfectionner l'offre des différents programmes d'étude. Puis, on se pose la question sur comment donner le goût de la région aux jeunes? On souhaite que nos jeunes reviennent après leurs études ailleurs.

La préfète apporte une précision sur ce que les statistiques ne révèlent pas.

L'analyse tient compte des tendances, de ce qui s'est passé dans les dernières années, dit-elle. À partir du moment qu'on a la statistique, les gestes et les actions qu'on met en oeuvre vont avoir une incidence sur l'évolution de cette statistique.

Jeunes immigrants peu présents

Le rapport indique que seulement 315 immigrants et 170 résidents non permanents de 15 à 29 ans habitaient la région en 2018.

On est une société très accueillante, qui apprécie tout ce que peut apporter une population qui vient vivre chez nous, que ce soit de Montréal ou l'Afrique du Nord.

Claire Bolduc, préfète de la MRC Témiscamingue

À titre de comparaison,à Montréal, les immigrants et résidents non permanents de 15 à 29 ans représentent 31 % de la population, alors qu'ils ne constituent que 2 % des habitants en Abitibi-Témiscamingue.

Précisons que l’on observe aussi une quasi-absence de jeunes immigrants en dehors des grands centres.

On accueille de plus en plus des populations immigrantes, renchérit Claire Bolduc. On pose des gestes très concrets. Le Cégep et l’Université, ici, sont des maisons d’enseignement accueillantes pour les populations venues de l’extérieur. C'est une belle opportunité pour des jeunes de choisir un nouveau territoire d’appartenance, ajoute-t-elle.

Une affiche de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Claire Bolduc rappelle que l'Abitibi-Témiscamingue a été bâtie par des populations immigrantes.

Données sur la santé des jeunes

L’Abitibi-Témiscamingue se démarque par le nombre de personnes obèses et en situation d’embonpoint de 15 à 29 ans qui y habitent. Avec 13 % d’obésité, l’Abitibi-Témiscamingue se situe au-dessus de la moyenne québécoise qui est de 10 %.

En ce qui concerne l’embonpoint, la région se positionne aussi au-dessus de la moyenne du Québec, avec 28 % contre 22 %.

Consommation d’alcool chez les jeunes

Dans un autre ordre d’idées, un chiffre préoccupant est celui de la consommation excessive d’alcool.

L’Abitibi-Témiscamingue apparaît comme étant en tête de liste en ce qui a trait à la consommation excessive d’alcool en 2016. En effet, 43 % de jeunes de 15 à 29 ans ont répondu avoir consommé de manière excessive lors d’une même occasion.

Santé mentale excellente

Or, notons que 47 % des jeunes entre 15 et 29 ans en 2016 considéraient leur santé mentale excellente.

D’ailleurs, 47 % des jeunes de la même tranche d'âge se disaient actifs en termes d’activité physique durant une période équivalente.

Légère hausse de la diplomation

Il est possible d’observer une amélioration du taux de diplomation dans l’ensemble du Québec. Cependant, les derniers chiffres datent de 2012.

En 1999, près de 60 % des jeunes finissent leur secondaire avec succès tandis qu’en 2012, 71 % des jeunes obtiennent leur diplôme de fin d’étude secondaire. Il s’agit d’une hausse de 10 %.

L’Abitibi-Témiscamingue ne suit pas tout-à-fait cette tendance. En 1999, elle atteint un taux de diplomation de 56 %. En 2012, elle affiche un taux de seulement 61 %.

Ajoutons que la part des jeunes âgés de moins de 25 ans qui possède un diplôme est moins élevée au Québec que dans d’autres provinces, soit de 85 % en 2011 contre 79 % en 2016. Les jeunes apparaissent donc plus susceptibles de décrocher un diplôme au cours de leur vie, mais l’obtention se fera après 25 ans pour une grande proportion de ces jeunes.

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Abitibi–Témiscamingue

Jeunesse