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Enquête bâclée pour viol : après 21 mois, un homme est arrêté et accusé

La présumée victime accuse la police de négligence et a intenté une poursuite.

Bureaux de la Police régionale d'Halifax.

Un poste de police à Halifax

Photo : CBC / Robert Short

Radio-Canada

Un homme vient d’être accusé d’agression sexuelle et de séquestration pour des faits allégués remontant à plus de deux ans en Nouvelle-Écosse, dans un dossier qui aurait été bâclé par la police et fait maintenant l’objet d’une poursuite intentée par la présumée victime.

En septembre dernier, une Néo-Écossaise et ses avocats avaient dénoncé la façon dont la Police régionale d’Halifax avait géré sa plainte pour viol. Carrie Low allègue avoir été enlevée devant un bar de Dartmouth le 19 mai 2018, puis violée par deux hommes.

Examinée par une infirmière après le viol allégué, Mme Low avait porté plainte à la police. L’enquête qui a suivi, dit-elle, a été truffée d’irrégularités et a traîné en longueur. Le chef de la Police régionale d’Halifax a demandé en septembre une révision du dossier, lorsque la controverse a été médiatisée.

Jeudi, la police d’Halifax a annoncé l’arrestation d’un suspect, dont l’identité n’a pas été divulguée. L’homme d’East Preston, dans la Municipalité régionale d’Halifax, a été arrêté mercredi à Dartmouth.

Accusé d’agression sexuelle et de séquestration, l’individu a été libéré sous conditions et comparaîtra à une date ultérieure en cour provinciale à Dartmouth.

La présumée victime intente une poursuite

Carrie Low parle aux médias dans les couloirs de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.

Carrie Low, ici photographiée en septembre 2019, accuse le corps policier municipal d'Halifax et la GRC de négligence.

Photo : CBC / Robert Short

La présumée victime, qui avait 41 ans lors des faits allégués, a déposé en janvier une poursuite contre la Municipalité régionale d’Halifax et le gouvernement fédéral.

Carrie Low accuse la Police régionale d’Halifax et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de négligence, d’indifférence irresponsable envers sa situation et de lui avoir infligé intentionnellement des souffrances psychologiques.

Les notes prises par Mme Low dans l’année qui a suivi le viol présumé mettent en lumière une série de défaillances de l’enquête : le dossier est passé entre les mains d’une demi-douzaine d’enquêteurs; les policiers ne se sont jamais rendus sur les lieux du crime présumé, même si elle leur avait clairement indiqué l’adresse; et l’enquête a été ralentie par un manque de communication et le traitement lent des prélèvements toxicologiques.

Selon les avocats de la plaignante, un policier qui avait été chargé de l’enquête sur le viol présumé de Mme Low a affirmé avoir subi des pressions afin de mettre fin à l’investigation. Cet officier aurait ensuite été retiré de l’équipe d’enquête sur les agressions sexuelles, une unité gérée par la police régionale et la GRC.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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